Je tiens le premier chapitre

 J’ai changé l’ordre des scènes plusieurs fois par jour, depuis la semaine dernière. Tout en les écrivant. Je sais bien que je peux y revenir plus tard mais j’ai pris mon temps sur ce chapitre parce qu’il est le premier.

Il m’aidait à mettre de l’ordre dans ma tête mais il me révélait sans arrêt des détails qui ne collent pas avec la suite !

Mais je pense tenir quelque chose, maintenant.

Pas mal de choses ont déjà changé par rapport à la première présentation de mon « monde ».

Je sais comment commencer

Je pense commencer par le point de vue de l’ex-mari de ma protagoniste car, contrairement à elle, et à l’autre personnage principal, il ne trouve pas le monde parfait comme il est (mise à jour juillet 2017 : l’ex-mari est un personnage qui n’existe plus !!).

A travers son regard, je peux poser quelques premiers éléments importants à connaître.

C’est un politicien (et un ancien activiste anti puces cérébrales). J’essaie de donner à mes personnages des prénoms qui n’existent pas mais qui peuvent évoquer des prénoms que nous connaissons. Je voulais l’appeler Guilmor mais quelqu’un m’a dit que ce prénom existe.

Tout existe déjà !!

Même si j’invente un prénom beaucoup plus futuriste, voire farfelu, je suis sûre que je vais trouver quelqu’un qui porte ce prénom ! Surtout que maintenant, on peut appeler son enfant n’importe comment.

Donc peut-être que je vais garder Guilmor.

Bref, grâce à Guilmor, le lecteur peut savoir dès le début qu’un mur entoure la ville et plusieurs autres choses importantes (mise à jour juillet 2017 : j’ai finalement trouvé mieux, je crois, j’espère, pour faire comprendre au lecteur, quelques éléments essentiels sans que cela ait l’air d’un article de Wikipédia !).

Je crois savoir ce que Guilmor doit savoir

Je pense appeler les gens qui vivent de l’autre côté du mur, les Parias.

Il faut que le lecteur sache que tous les citadins ont un chien et que c’est obligatoire (et ceux qui n’en ont pas payent une taxe).

Et le lecteur doit connaître la raison pour laquelle tout le monde doit avoir un chien… Et suspecter que c’est une fausse raison.

Je me sens soulagée d’avoir enfin arrêté de changer d’avis là-dessus.

Le grand mensonge

Le grand mensonge sera peut-être le titre d’un livre de Guilmor. Je crois que ça existe déjà. Oui, il y a un film. On verra plus tard pour le titre exact.

Bien, que je vous explique…

Selon Kan-X (la toute puissante compagnie qui gère les chiens, les puces cérébrales des chiens et tout le système), les Parias ont peur des chiens.

Ce qui protège vraiment les citadins des Parias, ce n’est pas tellement le Rempart. Il est très utile mais le Couloir de Sécurité, que vous pouvez apercevoir sur la carte après la zone industrielle (elle-même juste après la ville tout à gauche), l’est encore plus. Et en plus de ça, les Parias ont peur des chiens.

(mise à jour juillet 2017 : la carte n’est plus tout à fait exacte)

Et la ville est truffée de chiens partout (mise à jour juillet 2017 : les chiens sont même deux fois plus nombreux que les citadins).

Qui travaille dans les usines ? Certains Parias.

Au départ, c’était les citadins. Et j’avais imaginé un système d’ouverture automatique des portes dans le mur (Rempart) qui entoure la ville. Par paresse, je pense : il était plus facile de « faire le mur » comme ça !!

Mais je vais supprimer ces ouvertures automatiques et trouver un autre moyen de passer.

Des Parias travaillent dans les usines. Ils doivent passer de là où ils habitent aux usines, par le Couloir de Sécurité. Donc on peut contrôler qui passe et, implicitement (ou explicitement peut-être), les Parias qui ne travaillent pas dans les usines ne peuvent pas passer dans la partie industrielle.

Les citadins ne franchissent jamais le mur. C’est impossible et de toute façon, ça ne leur viendrait pas à l’idée car ils ont très peur des Parias.

 

Je modifie l’origine de la puce cérébrale

Il est possible que la puce cérébrale des chiens n’ait pas été mise au point pour éviter l’extinction de l’espèce canine, finalement (mise à jour juillet 2017 : j’avais travaillé cette idée, mais l’origine de la PCC est aujourd’hui un élément totalement supprimé du roman, car non indispensable à l’histoire).

Simplement, le lecteur doit savoir que la puce était la solution idéale pour que beaucoup, beaucoup de gens puissent avoir un chien.

Imaginons une seconde que les chiens soient deux fois plus nombreux que nous.

Il me paraît plausible que la puce cérébrale se soit avérée nécessaire et soit vite entrée dans les mœurs de cette société du futur (qui n’a plus trop de respect pour les animaux et les gens). Et tout le système qui va avec, dont les garderies (que j’appellerai Dog Centres).

J’ai eu cette idée que, bien entendu, je ne cautionne pas 🙂

Tout ceci est un mensonge

En écrivant effectivement ce qui se passe, vous vous rendez compte parfois que des pièces du puzzle ne s’assemblent pas dans votre intrigue bâtie de A à Z.

En tout cas, dans un monde futuriste que vous créez de toutes pièces, même si j’ai compris qu’il n’est pas nécessaire de tout expliciter, il y a pas mal de pièges (mise à jour juillet 2017 : je pense que mon monde est très complexe, mais s’il m’a donné du fil à retordre, c’est surtout parce que j’ai fait l’erreur de vouloir insérer trop d’informations dans le roman !).

Depuis que je fais des frises chronologiques et des biographies pour les uns et les autres, ça va mieux.

Disons qu’il me faut une supercherie et le lecteur la connaît dès le départ. Cette supercherie doit être crédible pour les citadins. On leur fait croire que les chiens les protègent des Parias.

On verra vite que les activistes ne savent pas tout. Ils croient avoir compris la supercherie mais il y a autre chose…

Oui ce système enrichit Kan-X mais non, le but premier n’est pas de faire des bénéfices.

Le lecteur doit pouvoir s’interroger sur la vraie raison pour laquelle presque tout le monde a un chien dans la cité. C’est ce que j’essaie de faire dans les premières pages.

Et ceci étant établi, nous savons qu’il y a une autre raison et nous voulons la connaître, donc nous tournons les pages et nous avons des bribes de vérité ici et là et nous ne lâchons plus le livre !

Enfin… c’est un de mes buts 🙂

J’évite de faire un article encyclopédique

J’espère avoir réussi à présenter tout ça sans faire du bourrage d’informations (mise à jour juillet 2017 : il me faudra, en fait, des mois pour obtenir un résultat qui me satisfait).

C’est présenté à travers différentes scènes où il se passe à chaque fois quelque chose d’intéressant, enfin j’espère, et les scènes permettent de faire connaissance avec les protagonistes.

Et après le premier chapitre, je ne peux plus partager grand-chose avec vous au risque de saboter le mystère.

De nombreux endroits possibles

Comme j’aime les ruines et surtout les endroits abandonnés, j’ai envie d’ajouter un lieu sur ma carte du monde, juste avant le Couloir de Sécurité.

J’ai vu une vidéo sur Youtube, d’un « explorateur urbain » qui visite un centre commercial à l’abandon, je ne sais plus où aux Etats-Unis.

Cela permettrait de franchir ce Couloir de Sécurité que l’on dit infranchissable. Par les égouts, ou quelque chose comme ça.

Je pense aussi montrer très vite un Paria, que le lecteur puisse avoir une idée, dès le deuxième chapitre. Ou peut-être une fausse idée, je ne sais pas encore !

Des changements pourraient encore survenir mais déjà bien moins qu’il y a une semaine. L’étau se resserre !

Je vous quitte avec la vidéo du fameux centre commercial (le gars se fait repérer par la police mais ils sont plutôt coulants !). Quel endroit fascinant… tant de monde, d’activité, de vie… tant d’argent investi aussi.

Tout ça pour rien.

PS : il entre dans le centre commercial à partir de 3:50.

4 commentaires sur “Je tiens le premier chapitre

  1. Un début prometteur…. j’ai hâte de connaître la suite
    Bon courage et surtout prend du plaisir à écrire, cela se sentira dans ton écriture. .
    Amicalement, Michèle

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  2. Allo, j’aime bien l’idée de ton prem chapitre.
    Connais-tu Michael Chrichton ? Il a écrit Jurrassic Park entre autres. J’ai l’impression que ton roman (avec le peu que j’en connais) pourrait avoir un petit lien de parenté par l’ambiance avec deux de ses oeuvres.  » Prisonniers du temps « . Et  » La sphère « .
    À plus ma chère et bonne continuité !

    J'aime

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