Un psychopathe et sept personnages à découvrir

J’ai rédigé les trois premiers chapitres de mon roman et entamé le chapitre 4 (je peine à le croire).

Je vais plus vite. Je ne reviens plus des heures sur chaque scène, comme je l’ai fait au premier chapitre. Je ne me préoccupe (presque) plus de la beauté des phrases ou de la concordance des temps. J’écris, j’écris, j’écris. Du temps est prévu pour revenir sur le style.

J’ai beaucoup avancé sur les problèmes de cohérence de l’intrigue et procédé à d’importants changements sur ce qui était prévu au départ. Je suis soulagée car le pourquoi du monde était longtemps resté bancal. Toujours un truc qui clochait !

Cette semaine, je pense avoir réglé de graves problèmes de cohérence dans l’histoire d’avant l’histoire. Même si le lecteur ne la connaîtra jamais entièrement, je dois la connaître.

Je me suis enregistrée plusieurs fois. Je raconte ce qui a mené au point où commence le roman, et je m’écoute- raconter des siècles d’histoire qui n’ont jamais eu lieu, comme si ça s’était produit ; je me fais presque peur ! J’arrête la lecture dès que j’ai une objection à formuler.

Du genre : « puisqu’il y a eu une guerre il y a deux siècles, que fait l’ancien combattant au chapitre 12 ??? »

J’ai aussi énormément avancé sur les personnages.

Le MAL

33822336 - evil man gesturing silence, quiet isolated on black backgroundQuand je pense que je n’avais pas d’incarnation du mal. Au tout début oui, après… allez savoir où il est passé.

Pour commencer, l’ennemi n’est que « pressenti » puis on a une assez bonne idée du danger et ça va se préciser de plus en plus.

Je n’avais pas d’incarnation humaine du mal. Je n’avais que les sbires.

La compagnie, les forces de l’ordre et d’autres choses… Ce ne sont que des organisations !

Et partout où je me renseigne, il semble recommandé d’avoir un antagoniste en tant qu’être/individu, un méchant en chair et en os, un personnage que l’on aime haïr.

C’est vrai qu’un antagoniste vraiment infect est un délice.

Ne pas avoir un personnage pour incarner les méchants serait une grave lacune dans ce roman, je pense.

Je suis donc en train de créer le plus abject et monstrueux des psychopathes impitoyablement ignobles et odieux que la Terre ait jamais vomi (que faire d’autre ?).

Mon politicien

42879438 - businessman standing on podium and closes on outbreaksGuilmor Vanek est le nom (que j’espère définitif) du politicien qui apparaît au début et qui prétend détenir la preuve que les Parias n’ont pas peur des chiens (je suis d’ailleurs satisfaite de sa preuve aujourd’hui, qui avait changé tant de fois au fil des semaines).

(mise à jour juillet 2017 : Guilmor n’existe plus)

Il se présente à l’élection de Grand Administrateur de la Nouvelle République (à moins que je ne trouve mieux).

Il propose de rétablir la surveillance armée au Mur et de mettre fin à la loi qui oblige les citadins à avoir des chiens, ainsi qu’au traitement inhumain qu’on inflige à ces derniers – que l’on compte en dizaines de millions -, en leur implantant des puces cérébrales (pour faire bref).

J’espère conserver la scène du meeting politique lors des révisions finales, qui me permet de présenter plus amplement la situation du monde dans lequel nous sommes. Je dois juste la pimenter un peu plus.

Surtout que pour cette scène, je me suis littéralement abreuvée de discours de candidats à l’élection (la vraie qui aura lieu d’ici peu) !

Les auteurs de ces discours sont des surdoués de la métaphore !!!!!

Et aussi, parfois, des phrases pouvant avoir mille interprétations !

Fascinant, d’un point de vue de l’écriture.

L’héroïne

39433975 - silhouette of female maid with mop cleaning floor of hallJe suis modérément satisfaite de ma Lynitt Vanek (nom qui a changé autant de fois que j’ai ouvert mon document Word et qui est susceptible de changer encore) – PS : Guilmor est son ex-mari.

Il y aura bien des occasions de la rendre plus réaliste.

Je ne sais pas si c’est une bonne chose ou non, mais elle est surtout décrite à travers les yeux des autres personnages.

Je change de point de vue narratif à chaque chapitre. Il me paraît logique de commencer le roman par son point de vue à elle, mais celui-ci ne revient qu’au chapitre 5.

Les points de vue narratifs, c’est une décision qu’il faut mûrement réfléchir parce qu’en cas de changement… non, en fait, c’est un changement que je ne peux pas me permettre de faire sur tout un chapitre. Pour l’instant, tout colle. Pourvu que ça dure.

Lynitt, donc, occupait un poste très haut placé dans la compagnie qui gère les puces cérébrales des chiens et elle a été rétrogradée au poste d’agent d’entretien virée (à cause de l’entrée en campagne de Guilmor).

Je ne la comprends pas toujours moi-même. Donc il y a vraiment beaucoup de boulot pour elle 🙂

En fait, je pense que j’ai tellement peur de la « rater » que je ne m’en occupe même plus.

Mon cher Nebb que j’adore

47964715 - young man picking mushrooms in autumn forestBizarrement, j’ai beaucoup plus travaillé sur les personnages secondaires que sur l’héroïne pour le moment.

J’ai plein de soucis avec tous ces gens, mais je suis très contente de Nebb Carter (je croise les doigts que rien ne m’oblige à changer son nom) que j’ai vraiment, vraiment hâte de bien peaufiner et de faire découvrir aux bêta-lecteurs !

Il est… ah, pfff… je ne peux pas vous en parler parce que Nebb est un Paria !

Mais je me régale dès qu’il apparaît dans une scène. Je l’adore tellement que j’ai rêvé que je changeais tout pour lui donner un rôle plus important.

Les rebelles

39557785 - busineesman in contemporary officeSuite aux remaniements de l’intrigue, j’ai tout de même pas mal modifié le cours des événements et même la fin, en partie.

Il y a fort à parier que le personnage principal masculin ne soit pas celui qui était prévu au départ.

Lynitt Vanek part chercher, dans la Zone, son collaborateur et ami de très longue date son frère -pour l’instant et j’espère définitivement nommé Kolta Sibens.

Dans la Zone, Lynitt rencontrera un jeune activiste en mission.

Ce jeune homme a pris beaucoup plus d’importance que prévu.

Il devrait s’appeler Lotani (pas encore de nom de famille). Il lui manque encore beaucoup de profondeur pour être crédible, mais je trépigne d’impatience de le développer.

23219937_sIl a 21 ans. Et pour cette raison, il me donne du fil à retordre ! Je pense que je m’en sors mieux avec mes trentenaires/quadragénaires.

Heureusement, je peux facilement trouver de quoi entrer dans sa tête (en traînant là où je ne vais jamais d’habitude sur Internet).

Personne ne revient de la Zone (ou n’en revient sain d’esprit, peut-être) donc je dois créer les personnages des activistes qui passent de l’autre côté  (que j’appellerai peut-être les « Passeurs ») dans un état d’esprit très particulier.

Ils partent sans savoir s’ils reviendront. C’est difficile avec eux.

Je sais, ceci rappelle quelques faits d’actualité. Je dois peut-être préciser que les activistes du roman ne veulent pas mourir, ni se battre.

Heureusement, j’ai Leden Skimov.

Il est le leader d’une expédition vers la Zone. En faisant sa connaissance, on comprend mieux les motivations des activistes ou « Passeurs » surtout que tout un chapitre est raconté de son point de vue.

Leden Skimov, il a la rage au ventre.

J’ai hâte également que quelqu’un d’autre que moi découvre Gaal Fom, le chef des activistes qui s’est fait prendre près du Secteur Industriel et qui a été assigné à résidence pour 20 ans (et qui devrait normalement être cloué dans un fauteuil mais je ne vous dis pas pourquoi). Encore beaucoup de travail pour lui aussi mais, après Nebb, c’est le personnage qui me paraît le moins raté pour le moment 🙂

(mise à jour juillet 2017 : bye bye Gaal Fom qui ne sera finalement que « mentionné »)

D’autres personnages sont en cours de développement et bien sûr, il y a le chien. Le chien de l’héroïne dont je tiens à faire ressortir le caractère pour qu’il ne soit pas qu’un élément du décor.

D’autres chiens sont en train de voir le jour.

2 commentaires sur “Un psychopathe et sept personnages à découvrir

  1. Ouf, ton travail m’impressionne. Spontanément j’aime bien les noms de tes personnages. Le gars de 21 ans pourrait peut-êtree avoir seulement un prénom ???
    Je viens de commencer La forteresse digitale de Dan Brown, traduit en français par Dominique Defert. Les premières pages sont très dynamiques. En qq paragraphes il situe rapidement les choses et les personnages.
    Bonne chance pour la suite. Hâte de te lire. Hâte de voir si tu aura pensé a mon chien Monsieur Pixel qui a peur des étoiles LOL.
    À plus.

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    1. C’est prévu pour les étoiles 😉
      Le début c’est le plus difficile, mais ça va mieux de reprendre le début plus tard, après avoir écrit plusieurs chapitres je trouve.
      C’est vrai que tout le monde n’a pas besoin d’un nom de famille. Certains n’en auront pas.
      J’ai hâte aussi de le faire lire. Je prévois d’envoyer les premiers chapitres quand ce sera « propre » au moins que je sache si on y comprend quelque chose 🙂

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