Coulera-t-il une rivière au milieu ?

Je vais faire le point sur l’avancement de mon premier roman avec un condensé de la semaine plusieurs semaines, il me semble ! C’est que le mois de mars est assez chargé.

Découvrir des résumés

Je me suis livrée au difficile exercice du « pitch ». Vous trouverez une présentation du roman sur la page d’accueil. Au fait, j’ai changé le décor du site pour quelque chose de plus moderne.

Titre du roman

On me le demande parfois, mais je n’ai absolument aucune idée du titre de mon roman.

Je rêve d’un titre comme « Le Silence des Agneaux ».

Si vous vous souvenez du film, ou du livre, c’est en rapport avec un souvenir de l’héroïne Clarice Starling quand elle était enfant. Cela n’a a priori aucun rapport avec l’histoire du tueur en série qui « aide » à retrouver un tueur en série. Et finalement, c’est ce qui permet à l’héroïne d’atteindre la résolution de l’histoire. Ce qui lui donne la détermination pour réussir.

Je ne sais pas si ce sera possible.

En tout cas, une bonne façon de trouver un titre à son roman est la suivante :

  •  prendre une bonne quinzaine de titres de livres ou de films qu’on aime
  • étudier pourquoi les œuvres ont ces titres
  • dégager les procédés utilisés (comme le procédé du Silence des Agneaux)
  • voir si un procédé pourrait convenir

Une autre façon de trouver un titre à son roman est d’attendre la fin du premier jet et de voir quel est ou quels sont les mots-clés ou thèmes les plus importants, c’est-à-dire :

  • soit les mots relatifs à l’histoire qui reviennent le plus souvent dans le texte – ou bien vous faites une étude de champ lexical : par ex. vous vous rendez compte que vous écrivez « très sombre » et donc vous listez le vocabulaire qui transmet cette impression sombre (nuit, obscur, noir et que sais-je) et à partir de cette liste de mots, vous pouvez trouver l’inspiration pour un titre.
  • soit le(s) thème(s) qui domine(nt) dans l’histoire : vous pouvez prendre un thème dominant et faire du brainstorming à partir de là pour trouver les mots qui vont l’évoquer.

La compagnie

J’ai trouvé le nom de Kan-X. Prononcer kanex ou kanix. Pour la compagnie qui fabrique et implante les Puces Cérébrales Canines que j’appelle PCC – au lieu de CBC au départ (Canine Brain Chips).

Il n’y a pas grand-chose qui porte ce nom et pas d’entreprise en lien quelconque avec l’univers canin, si orthographié de cette façon.

Je le garde pour le moment. Surtout que la consonance me paraît un peu futuriste.

Science-fiction

J’ai ajouté plus d’éléments de science-fiction ; je crois qu’ils demeurent accessoires mais c’est un roman de science-fiction donc il en faut quand même un peu.

Chapitre 6

J’espère terminer le premier jet du chapitre 6 avant la fin de la semaine.

Je voudrais tout relire la semaine prochaine en me focalisant sur le suspens et l’action (dans le sens de donner les informations via « des choses qui se passent » au lieu de descriptions ou dialogues).

On verra une autre fois pour la désespérante platitude de la plupart des personnages, mes descriptions (surtout des lieux) qui sont nulles, et autres problèmes.

Le chapitre 6 devrait dévoiler clairement le conflit qui sous-tend toute l’intrigue – qu’est-ce que les principaux personnages doivent faire pour résoudre le problème sur lequel l’histoire est fondée ?

Thèmes

J’ai voulu raconter une histoire. Je n’ai pas voulu « aborder des thèmes ».

Bien sûr, des thèmes se sont dessinés quand j’ai construit l’histoire.

En écrivant, certains thèmes commencent à peser lourd !

Des thèmes de fond que je trouve intimidants, mais je compte sur mes bêta-lecteurs pour me dire si, au final, il y a quoi que ce soit qui cloche à ce niveau-là.

  • Le thème des mensonges de l’histoire était plus ou moins prévu. Le monde du roman est basé sur un mensonge de l’histoire ou l’histoire a été quelque peu réécrite.
  • Le thème des populations que l’on sépare en deux est à la fois omniprésent et secondaire. Dans le roman, ça fait tellement longtemps que la séparation a eu lieu que personne ne vit loin des siens, par exemple et, de toute façon, il s’est passé quelque chose de totalement différent de ce que le monde a pu connaître « en vrai », ici et là. Les conséquences de la division n’ont aucun rapport avec la souffrance que connaissent ou ont connu certaines nations coupées en deux, dans le vrai monde. Il n’empêche que je construis une société où l’on retrouve les éléments suivants : une partie de la population est maintenue dans la peur et l’ignorance, cette partie de la population ne peut pas se rendre de l’autre côté, l’autre partie de la population ne peut pas se rendre de l’autre côté non plus. Ce qui m’a fait penser à la Corée du Nord. Bien que la ville, dans mon roman, ne soit pas du tout sous un régime communiste. J’ai regardé des documentaires sur la Corée du Nord et cherché des informations sur les transfuges qui passent en Chine. C’est passionnant, mais tellement triste. Je vais prochainement visionner un film intitulé La Rivière Tumen qu’on m’a conseillé. C’est le nom de la rivière que traversent les gens qui fuient la Corée du Nord. Quand ils y arrivent. Je peux m’inspirer où bon me semble et ça va finalement évoquer quelque chose à Pierre et autre chose à Paul. On ne peut pas bien maîtriser ça.
  • Le thème de l’animal traité comme un objet pour les besoins humains, est apparu de suite comme une évidence à la plupart des gens qui suivent de près ou de loin l’avancement du projet.
  • D’autres thèmes apparaissent mais ils sont moins flagrants. Le thème de l‘exploitation des plus faibles me tient à cœur mais j’ignore s’il va être perçu.

Lecture

Pour terminer ce condensé, j’ai tellement aimé les cours d’écriture de Brandon Sanderson que j’ai acheté sa trilogie Fils-des-Brumes (Mistborn).

C’est de la Fantasy et ce n’est pas du tout mon truc. Mais je ne regrette pas ; c’est super divertissant. C’est bien ficelé et bien raconté.

Je préfère quand c’est un tout petit plus « littéraire » et un petit peu plus « pousse à la cogitation ». Par exemple, j’adore et j’accroche complètement au style d’Ursula Le Guin (Les Dépossédés, sur ma liste de lecture qui n’avance pas beaucoup). Là, je dirais que c’est bien écrit.

Ce n’est pas que Fils-des-Brumes est mal écrit ; l’auteur le dit lui-même : il n’est pas là pour faire de la belle prose.

D’ailleurs, il y a une excellentissime vidéo où il fait corriger à ses étudiants des paragraphes de certains d’entre eux, pour améliorer le style, et tout est axé sur l’efficacité, le dynamisme, la préfiguration etc., pour que le lecteur continue de lire après la première phrase, et la suivante et la suivante. Pas sur la belle prose.

J’essaie laborieusement de suivre ces conseils, que je trouve judicieux. Mais en tant que lectrice, je préfère quand il y a plus de figures de style et tout ça, tout ça.

Pour en revenir à Le Guin, les scènes les plus divertissantes des Dépossédés baignent toujours dans cette profonde dimension politique/sociale donc pour ma part, je ne le lis pas vraiment pour « me divertir » ; ça m’apporte autre chose.

Les Dépossédés avait obtenu plusieurs récompenses. Si vous ne savez pas quoi lire, je vous le conseille. C’est du grand art.

 

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