Deuxième roman en gestation et leçons du premier

La semaine prochaine, je commence l’écriture du chapitre 14 de Dogcatcher et normalement, à la fin du mois de juin, j’aurai terminé les 5 derniers chapitres et pourrai commencer les révisions.

J’ai pris la décision d’entamer, cet été, l’écriture d’un deuxième roman.

Je devrais publier mon premier roman courant décembre et le deuxième courant mars avril 2018, soit environ trois mois après, ce qui est un bon timing.

Je pense que le deuxième roman n’aura finalement aucun lien avec Dogcatcher et qu’il sera un roman de science-fiction, mais extrêmement différent de mon premier roman.

En commençant le travail sur le deuxième roman en juillet 2017, je disposerai de neuf mois, ce qui me paraît suffisant.

En phase de révision du deuxième roman, probablement en janvier ou février 2018, je commencerai le travail sur un nouveau livre pratique dans l’univers canin et tenterai de le publier avant septembre 2018. Quelque part entre janvier et septembre 2018, je commencerai peut-être l’écriture d’un troisième roman…

Si je veux publier plus régulièrement de nouveaux livres, je dois absolument planifier à plus long terme que je ne l’ai fait jusque-là.

En prévision de ce deuxième roman, je vais revenir sur ce qui va bien et ce qui ne va pas, jusqu’ici.

Avoir une date butoir : je refais !

Jusqu’ici, écrire un livre m’a demandé entre une et deux années. J’avais prévu pour mon premier roman, une année complète, janvier-décembre 2017. Il n’y a pas de date précise pour le publier mais une période approximative.

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Je n’ai pas toujours eu de date butoir pour terminer un livre et ça peut fonctionner aussi. Avec une date butoir, vous pouvez planifier votre travail et vous savez ce que vous avez à faire chaque mois, chaque semaine et même chaque jour. J’ai souvent été dans le schéma « on verra ce que ça donne si j’arrive à le finir » !

Maintenant, je pense qu’il est temps de passer à autre chose.

Une date butoir me pousse aussi à traiter mon roman comme un produit que je vais commercialiser.

Comme c’est un roman, j’ai eu tendance à le considérer comme une « petite folie ». J’ignore si je parviendrai à le vendre, mais la date butoir m’a aidée à me mettre dans cet état d’esprit : je commence un roman ; je le finis et je le mets en vente.

Avoir une date limite pour finir un roman peut paraître stressant mais je trouve que ça me motive à m’y mettre chaque jour. Comme j’ai prévu une année et que tout est planifié pour justement limiter le stress, ce n’est pas la date limite qui me stresse.

Bâtir une intrigue complexe : je ne refais pas !

Pour mon deuxième roman, j’aurai quelques mois de moins que pour le premier mais je pense que ça devrait bien aller.

Ce qui me prend du temps, je trouve, bien plus que le fait de changer d’avis sur la fin, c’est que l’intrigue de Dogcatcher est complexe et je suis obligée de revenir, régulièrement, sur telle ou telle scène parce qu’un détail ne colle plus ou je me suis trompée sur le sort d’un personnage, etc.

L’histoire de mon deuxième roman sera probablement pleine de péripéties car je me régale à truffer Dogcatcher de rebondissements ! Mais elle sera plus simple, c’est certain.

Bâtir l’intrigue avant de créer les personnages : je ne refais pas !

C’est ma plus grosse erreur, je crois.

Pour écrire plus vite que je ne le fais pour Dogcatcher, pour connaître mes personnages et comment ils vont changer au fil de l’histoire avant même de commencer à écrire, et aussi pour leur donner plus de profondeur, je vais essayer de procéder de la façon suivante pour mon deuxième roman :

  1. Je développe le personnage principal et, selon son problème personnel (dont je connais l’origine et les façons dont il peut concrètement se manifester dans sa vie), j’imagine ce qui peut le faire changer. Par exemple, je développe un personnage dont un des principaux défauts est la maladresse. J’envisage comment concrètement ça se manifeste et ce que cela crée comme problèmes dans sa vie. C’est à partir de cela que l’intrigue doit se développer. J’envisage comment ce défaut peut changer, donc qu’est-ce qui peut se passer entre le début et la fin pour que le personnage soit peu à peu différent jusqu’à un vrai changement final ? Il n’est plus maladroit et c’est ce qui permet en grande partie la résolution de l’intrigue. C’est très simplifié (il n’a pas qu’un seul défaut et il a aussi des qualités) mais, de cette façon, l’histoire dépend fortement de l’évolution du protagoniste.
  2. Les événements, difficultés, mésaventures, tout ce qui se produit dans l’histoire est « cousu » à partir des défauts, fardeaux, démons de ce personnage principal. Egalement, les autres personnages doivent servir à mettre le personnage principal en difficulté ou participer à son évolution. Il faut donc d’abord envisager, avant de trop travailler l’intrigue, qui, comment et aussi pourquoi (ses qualités, défauts, son histoire personnelle…) va impacter l’évolution du personnage principal.

Dogcatcher n’a pas été conçu de cette façon.

Et je sais aujourd’hui que c’est surtout à cause de cela qu’il me donne du fil à retordre. Il se passe encore trop d’événements sans que mes protagonistes n’y soient pour grand-chose et ça vient du fait que les personnages ont été travaillés après l’intrigue.

J’essaie d’y remédier.

Faire apparaître plein de personnages : je ne refais pas !

Si j’ai un personnage principal plus intéressant, plus vrai, plus profond que mes personnages de Dogcatcher, et que l’intrigue est fortement dépendante de son « voyage intérieur », je peux me permettre d’avoir une trame moins complexe et aussi moins de personnages.

Forcément, avec tous les personnages qui apparaissent dans Dogcatcher ainsi que les changements de points de vue narratifs et les rebondissements, je ne parviens pas à m’attarder sur la psychologie de mes héros.

Je pense qu’ils sont devenus plus réalistes. Aujourd’hui, je ne juge plus mes personnages principaux « creux ».

Simplement, je n’ai pas la possibilité de faire suivre de très près leurs pensées et sentiments avec, par exemple, de longs monologues intérieurs.

Répartir le travail jusqu’à la date butoir : je refais ! (mais différemment)

Après avoir bâti l’intrigue de Dogcatcher, je l’ai découpée en chapitres. Ensuite, il y a eu une espèce de phase de test. J’ai eu cette phase pour chacun de mes livres. Je dirais qu’elle dure à peu près un mois.

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Pendant ce premier mois d’écriture, pour mon premier roman j’ai fait les repérages suivants :

  1. combien de temps je peux passer à écrire sans m’arrêter ou en ne faisant que des petites pauses (et mon cerveau n’a pas grillé) ?
  2. combien de scènes je peux écrire pendant ce temps d’écriture quasi non-stop que j’appelle « session » : ce point-là, je vais le changer pour mon deuxième roman – je pense qu’au lieu de compter les scènes, je vais me fixer un nombre de mots.
  3. combien de sessions d’écriture je peux faire en un jour ?
  4. combien de jours par semaine je peux écrire (pour ma part, au moins un jour par semaine sans ouvrir le document de mon roman est très bénéfique !) ?

A la fin du mois « test », je calcule approximativement :

  • si ma date butoir est réaliste ou si je dois la changer ou entreprendre d’écrire un roman plus court
  • combien de mots le roman devrait contenir (à peu près)
  • ce qui me permet de calculer combien de mots je devrais écrire chaque mois puis les répartir chaque semaine

Ainsi, en prévoyant deux mois de révisions (un seul pour mon deuxième roman sur lequel, normalement, je ne reviendrai pas sans arrêt sur ce que j’écris !), deux mois de bêta-lecture, un mois pour une dernière relecture, je répartis sur un planning les numéros de chapitre à écrire chaque mois.

Au départ, j’avais 20 chapitres pour Dogcatcher et j’avais réparti 3/4 chapitres chaque mois entre février et août. En cours de route, les choses ont changé. Je me suis retrouvée avec 18 chapitres à terminer fin juin.

Bien sûr, il faut pouvoir ajuster tout ça au fil des mois, mais pour mon deuxième roman, je vais essayer de mieux travailler avant la phase d’écriture, pour faire le moins de changements possibles, perdre le moins de temps possible, avoir moins de travail pendant les révisions.

Pour la planification hebdomadaire, je vous disais que je fonctionnais par nombre de scènes à écrire. Je ne sais pas combien de scènes il va y avoir dans chaque chapitre mais pendant quelques mois, je découpais chaque chapitre en 4 « parties ».

Du mardi au vendredi, j’écrivais chaque jour une partie. Ensuite je pouvais découper les parties en plusieurs scènes.

Les parties se présentaient à peu près ainsi : action – conséquence – détails de la conséquence – réaction.

Par exemple : 1-Robert vole une pomme 2-Robert se fait attraper par la police 3-Robert est jeté en prison où il rencontre Roger 4-Robert et Roger s’échappent de prison.

C’était super ; je savais chaque jour quelle scène je devais écrire.

Le problème, c’est que vers le milieu du roman, il s’était passé trop de choses dont je devais tenir compte pour la suite. Ce découpage ne marchait plus très bien. C’est pour ça que maintenant, j’essaie aussi de me fixer un nombre de mots à écrire et pour mon deuxième roman, je pense ne fonctionner que de cette façon.

Organiser mon travail en fonction de mon roman : je ne refais pas !

Je dois dire que ce roman m’a complètement accaparée ces derniers mois, pris la tête et rendue folle (mais globalement, l’aventure est vraiment réjouissante).

Je sais aujourd’hui que j’aurai le temps de le finir, le réviser et le faire relire. Donc les choses commencent à s’améliorer.

J’ai quand même mis de côté, repoussé ou délaissé certaines choses à faire pour la visibilité de mes autres livres et mon autre site – avoir tout donné ces dernières années le fait un peu tourner tout seul aujourd’hui, mais jamais très longtemps, et de nombreuses améliorations sont nécessaires de tous les côtés.

A force de repousser le travail, j’ai une liste longue comme le bras de choses à faire.

Je l’aurai bien cherché !!

Je vais finir l’écriture de Dogcatcher et, dès le mois de juillet, je vais me faire un nouvel emploi du temps. Je traiterai le travail à faire pour les romans, non plus comme la « priorité absolue et incompressible » mais comme des tâches d’égale importance à tout le reste.

2 réflexions sur “Deuxième roman en gestation et leçons du premier

  1. Christine Echenne-Le Carvèse dit :

    Bonsoir Mariella !

    Plus les jours passent et plus vous gagner en enthousiasme. En soi c’est déjà une grande réussite. Vous auriez pu vous décourager, tout aussi bien. En tous cas, je vous souhaite de faire au moins autant de ventes avec ce 1er roman que Joël Dicker, écrivain suisse qui a publié « La vérité sur l’Affaire Harry Quebert » devenu un best-seller, puis un film. Si je fais référence à cet ouvrage, c’est tout simplement que quelqu’un vient de me l’offrir et j’en ai commencé la lecture…en pensant à vous. Si vous ne connaissez pas ce roman, il tourne autour de l’impossibilité pour un écrivain qui vient de publier un 1er titre qui l’a rendu riche et célèbre (comme vous, j’espère) d’en écrire un second. En proie au syndrome de la page blanche, il rend visite à son professeur de littérature pour retrouver l’inspiration et comprendre comment on devient un auteur à succès. A l’entame de chaque chapitre, il y a un conseil du professeur à son ancien élève. Par exemple : « Le 1er chapitre, est essentiel. Si les lecteurs ne l’aiment pas, ils ne liront pas le reste de votre livre » ; « Votre chapitre 2 est très important. Il doit être incisif, percutant » ; « N’écrivez que des fictions, le reste ne vous attirera que des ennuis » ; « Harry, combien de temps faut-il pour écrire un livre ? – ça dépend.- ça dépend de quoi ? – de tout ».

    Le bouquin compte 664 pages mais comme il s’agit aussi d’une enquête policière, on ne trouve p

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    • Mariella dit :

      Bonjour Christine, d’habitude je ne lis pas de romans policiers mais j’avoue que l’écrivain en mal d’inspiration est un sujet qui fait envie ! En plus je vois qu’il a reçu plusieurs prix. Je vais ajouter ce livre à ma (longue) listes de lectures futures 🙂 merci.

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