Trois logiciels pour écrire un livre

Il existe de nombreux logiciels pour écrire un livre ou, plus exactement, faciliter l’écriture ! Je vais présenter ici ceux que j’utilise et connais assez pour pouvoir en parler un peu.

Dragon NaturallySpeaking

dragonCela fait 4 ans que j’utilise Dragon.

Dragon (Nuance) est un logiciel de reconnaissance vocale qui permet donc de dicter ce que l’on écrit, au lieu de le taper sur clavier. Actuellement, j’utilise l’édition Home, version 13, qui est la plus récente, il me semble.

J’étais satisfaite de l’ancienne version mais la 13 est nettement meilleure, à mon avis. Et un des plus gros avantages pour moi, c’est qu’il n’était plus nécessaire d’acheter un micro compatible. Je peux dicter directement avec le micro intégré à mon PC portable (et ça marche bien).

J’ai commencé à faire de la rédaction web et de la traduction en 2010 puis, un beau jour du printemps 2013, alors que je passais mes journées à taper des articles pour mes clients, mes articles pour mon site OuafMag et la première mise à jour de mon premier livre, ainsi que de plus en plus d’e-mails et d’autres textes, j’ai eu mal aux doigts au point de ne plus pouvoir taper un mot. Je ne pouvais plus, non plus, gratter le dos de ma chienne le soir (petit rituel quotidien) !

Dragon a été une véritable délivrance pour moi.

Il faut un peu de temps à Dragon pour s’habituer à ce que vous lui dictez. Au fur et à mesure, il analyse vos documents, vous corrigez ses fautes et vous pouvez aussi lui apprendre de nouveaux mots.

Plus vous l’utilisez, plus il devient performant.

C’est important à savoir je pense et je dirais aussi que dicter est une expérience vraiment différente du clavier ; il faut se donner un peu de temps pour s’habituer.

Au début, et pendant peut-être trois ou quatre mois, dire les phrases au lieu de les taper me les faisait formuler différemment et je perdais du temps à réfléchir. J’ai senti que mon cerveau ne fonctionnait pas de la même façon.

En persévérant, je trouve qu’on parvient à s’adapter et formuler ses phrases comme si on les tapait. Ceci dit, pour certains écrits, paragraphes ou certaines phrases, je suis incapable de dicter et je me remets au clavier.

Dragon a vraiment changé ma vie en 2013. J’ai eu l’impression d’avoir fait l’achat du siècle.

Je l’ai un peu délaissé, puis j’ai voulu m’y remettre, en fin d’année dernière, pour écrire mon dernier livre.

Mais l’été dernier, mon bon vieux copain de route a crashé, et j’ai changé d’ordi. Je n’arrivais plus à paramétrer mon micro-casque et, de toute façon, je le suspectais d’avoir joué un rôle dans l’horrible otite que j’ai eue quelques mois plus tôt (comme par hasard, 30 ans sans une otite, et voilà que j’en ai une, à l’oreille couverte par l’oreillette toute la journée !).

J’ignorais qu’il n’était plus nécessaire d’avoir un micro externe avec Dragon 13.

Au début de cette année, j’ai commencé à écrire mon roman et voyant que certains jours, je dépassais de nouveau les 2000 mots par jour, je me suis dit quoi de neuf chez ce cher Dragon ? et je n’ai pas hésité en voyant qu’un micro externe n’était plus nécessaire pour mon portable.

Pour conclure, je suis complètement satisfaite de Dragon et je le recommande à 1000% à quelqu’un qui écrit beaucoup, en avertissant qu’il faut un certain temps pour s’y habituer et qu’il s’habitue à vous.

Le site de Dragon en France.

Scrivener

scrivener

J’utilise Scrivener depuis décembre 2016. En fait, je ne l’ai utilisé que 3 mois et j’y reviens doucement depuis quelques jours.

Scrivener (Literature & Latte) est un outil de création et gestion de contenu et peut se rendre utile à pas mal de gens, pas seulement pour écrire un roman mais toutes sortes d’ouvrages.

Je vais en parler dans le cadre de l’écriture d’un roman car je l’ai adopté dans ce but, bien que je regrette de ne pas l’avoir connu plus tôt, car il me semble que Scrivener m’aurait été très utile, plus utile même pour mes précédents livres qui ne sont pas de la fiction.

Mais d’abord, je tiens à dire que ce logiciel est une perle.

Pour la partie création, Scrivener est un logiciel de traitement de texte, donc on écrit directement avec – et on peut à tout moment exporter son ou ses documents ailleurs si besoin, dans Word notamment. Pour la partie gestion de contenu, Scrivener fourmille de fonctionnalités réellement utiles.

Ce logiciel m’a énormément aidée à préparer la structure de mon roman, à organiser mes recherches et ordonner toute la partie « brainstorming ».

Dans Word, pour vous y retrouver dans vos chapitres et vos scènes, vous utilisez le formatage des titres et sous-titres, et vous les voyez dans le volet affichage. Scrivener va beaucoup plus loin pour gérer la structure d’un livre et propose aussi plusieurs modes d’affichages. C’est vraiment bien fait.

Je me souviens que j’avais écrit un résumé de chaque chapitre de mon roman (qui a bien changé depuis !) puis j’avais commencé à résumer quelques scènes des chapitres. Avec un des affichages proposés, je voyais toute la structure de l’histoire apparaître, avec uniquement ces petits résumés, ce qui me donnait un super aperçu de l’intrigue du début à la fin.

Je pouvais très facilement accéder à une scène pour voir ce que j’avais commencé à rédiger, ou bien la déplacer dans le chapitre ou dans un autre chapitre.

Je dois dire que le volet d’affichage de Scrivener est top. Il permet de développer une structure à l’infini et réduire ou augmenter l’affichage à volonté, ce que Word ne fait pas du tout.

Dans le volet de Word, on voit toute la structure apparaître et il n’y a pas la possibilité de regrouper, par exemple, les scènes dans un dossier de chapitre. Imaginons que vous vouliez déplacer le chapitre 3 pour qu’il devienne le chapitre 2 : dans Word, vous devez sélectionner tout le chapitre et faire un coupé-collé, alors que dans Scrivener, vous n’avez qu’à faire glisser un dossier.

Mais ce n’est qu’un exemple de ce qu’on a parfois besoin de faire et qui n’est pas pratique dans Word.

Aussi j’ai expérimenté les incroyables fonctionnalités de notes et commentaires de Scrivener qui sont sans comparaison avec Word.

Et bien sûr, il y a les fiches et les modèles de fiches. On peut créer autant de modèles ou « templates » de documents qu’on le souhaite et les utiliser comme on le souhaite. Et créer et sauvegarder des documents se fait quasiment tout seul. Toutes vos recherches et vos notes et vos fiches peuvent être dans autant de documents que vous le souhaitez, mais tout est au même endroit et vous pouvez fusionner ce que vous voulez quand vous voulez.

J’ai pourtant arrêté d’utiliser Scrivener au moment où j’avais une structure suffisamment détaillée (même si je me suis rendue compte plus tard qu’elle en l’était pas assez) pour continuer d’écrire (j’avais donc commencé l’écriture dans Scrivener) en me retournant moins souvent sur mon plan.

J’ai préféré continuer dans Word pour 3 raisons essentiellement :

  • Il m’était possible d’utiliser mon logiciel de reconnaissance vocale Dragon dans Scrivener (pour PC) mais uniquement dans la petite « boîte » de transfert. Je dicte dans la fenêtre qui s’affiche et après je transfère le contenu de la fenêtre dans Scrivener. Il y a des choses plus graves dans la vie mais ayant l’habitude de dicter directement dans mes documents (sous Word), j’ai trouvé que c’était pénible.
  • J’ai connu des logiciels plus intuitifs à l’utilisation. C’est vrai qu’avec quelques tutoriels vidéo (il y en a beaucoup sur Youtube) ou un petit bouquin (il y en a beaucoup aussi), on finit par mieux dompter Scrivener. Scrivener est plein de gros et petits outils tout à fait géniaux, mais il faut, je pense, prévoir de s’y former d’une manière ou d’une autre. J’ai probablement manqué de patience sur ce coup-là. J’ai réussi à l’utiliser et il m’a rendu service mais je n’utilise pas la moitié de ce qu’il peut faire, même moins que la moitié, je pense.
  • J’ai tellement l’habitude de Word que l’affichage de mon texte dans Scrivener me perturbe. Je pense que c’est plus un problème cosmétique que fonctionnel car Scrivener a tout ce qu’il faut. Je ne m’y suis pas habituée et quand j’ai retrouvé Word, ça allait mieux.

Pour mon deuxième roman, je me remets à Scrivener, afin de travailler le plan de l’histoire, les personnages, etc. et procéder au cassage de tête pré-écriture. Mais je pense ensuite passer sous Word pour écrire le roman.

Pour conclure, je suis personnellement épatée par Scrivener. Je recommande vivement de tester la version gratuite avant de l’acheter et je conseille de prévoir du temps pour bien s’y former, avec un tutoriel ou quelque chose parce que par soi-même ce n’est vraiment pas évident.

Le site officiel de Scrivener (en anglais mais le logiciel est disponible en français)

Antidote

antidote

J’utilise Antidote depuis quelques jours.

Antidote (Druide) est un assistant d’écriture dont les principales fonctionnalités sont le correcteur, les dictionnaires et les guides linguistiques, et tout ce petit monde fonctionne main dans la main.

Une fois que j’ai installé Antidote 9, j’ai ouvert le document Word qui contient mon roman et j’ai vu « Antidote » parmi les options tout en haut (Fichier, accueil, insérer, création…). Je clique, je lance le correcteur, je le paramètre et je le laisse bosser.

J’ai plus de cent pages ce jour-là et je dois signaler à Antidote que certains mots, comme les noms de mes personnages, ne sont pas des erreurs. Une fois que c’est fait, je regarde ce qu’il me suggère – vraiment toutes sortes d’erreurs, des accords, des modes, des mots familiers, des virgules mal placées… Il me trouve même des erreurs de concordance des temps.

Word me signale déjà des erreurs signalées par Antidote, mais le niveau de précision n’est pas comparable.

Je suis très contente d’avoir installé Antidote en découvrant ses suggestions sur mon manuscrit, et il continue d’en faire au fur et à mesure que j’écris de nouvelles pages.

Si je fais un clic droit sur un mot et que je choisis « Dictionnaires », j’ai un dictionnaire de synonymes et d’antonymes et ça, c’est génial. Cela m’évite d’aller me perdre sur différents sites (mais je continue de consulter l’excellent dictionnaire électronique des synonymes qui est si généreusement fourni).

Je suis complètement conquise en découvrant les dictionnaires « Champ lexical » et « Cooccurrences » d’Antidote. J’adore !

Je pense que les guides de grammaire, conjugaison et autres me seront utiles également car j’ai certaines faiblesses – mais ce sont toujours les mêmes depuis des années, donc j’ignore si ça va finir par entrer dans ma tête.

La déception, mais petite et sans surprise, c’est qu’Antidote ne semble pas pouvoir être connecté à Scrivener sur PC. Il ne le propose pas. Pour ma part, je ne pense pas en avoir besoin.

Mais si Dragon et Antidote fonctionnaient sous Scrivener comme dans Word, je pense que le monde serait meilleur que j’essaierais d’écrire dans Scrivener 🙂

Pour conclure, j’ai encore peu utilisé Antidote mais jusqu’à présent, je le trouve très pratique et très complet, et c’est ce dont j’avais besoin. Je ne jubile pas autant que le jour où j’ai découvert Dragon mais presque.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2 commentaires sur “Trois logiciels pour écrire un livre

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s