Corriger son roman soi-même

Ce que je vais proposer ici, est une première expérience de correction de roman. Mon but est de rendre le manuscrit de mon roman moins « amateur » et d’enrichir la prose.

Je suis en train de peaufiner cette approche pour pouvoir l’appliquer à tous mes livres, lors de prochaines mises à jour. Je n’ai jamais autant travaillé un manuscrit sur la forme et, ce faisant, j’ai vraiment beaucoup appris.

Développer une procédure applicable à plusieurs manuscrits me paraît impossible. Chaque manuscrit est unique et mérite une approche adaptée. Mais je peux sûrement me servir de ce que j’ai fait pour être plus efficace lors d’une prochaine correction.

A défaut de pouvoir sauter de joie, ce travail (pas tout à fait terminé) a donné des résultats satisfaisants. Il m’est déjà arrivé de travailler des semaines sur un manuscrit en ayant l’impression de ne pas avoir avancé.

1-Faut-il faire appel à un correcteur professionnel ?

Personnellement, j’ai décidé de ne pas « investir » (il s’agit plutôt de prendre un risque, quand on ignore tout du retour sur investissement !) dans une correction professionnelle pour Dogcatcher. Un jour peut-être, mais pas pour sa parution.

J’ai hésité mais, dans le fond, je savais que si je dépensais de l’argent pour ce roman, ce serait pour confier la couverture à quelqu’un dont c’est le métier. J’hésite encore, parfois, à faire appel à un service de diagnostique/édition. Je n’ai pas tellement douté en ce qui concerne les corrections.

Même si je ne me fais pas encore assez confiance, je me sens relativement compétente pour le travail sur la forme. J’ai enseigné le français, effectué des travaux de correction pour autrui ; j’écris depuis des années et le logiciel Antidote a vu ce que je n’avais pas vu.

Toutefois, pour avoir déjà travaillé avec des correcteurs, j’ai conscience que mes corrections n’égaleront pas leur travail, et pour un auteur débutant qui n’est pas très à l’aise avec tous les sujets qui vont suivre, je pense qu’il vaut vraiment la peine de consacrer une partie de son budget à une correction pro.

Ce qui n’empêche pas de faire tout son possible pour améliorer le manuscrit avant de le soumettre à un correcteur.

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Entamer les corrections implique qu’il ne faut plus avoir à supprimer ou ajouter du texte. Au niveau du fond, tout problème que l’on est en mesure de repérer est donc rectifié.

2-Fâcheuses tendances et grosses manies

Pendant l’écriture de mon roman, j’ai tenu deux listes intitulées fâcheuses tendances et grosses manies.

Fâcheuses tendances. Il s’agit de ce que je peux identifier comme mes points faibles sur la forme. Par exemple, après trois mois d’écriture, je me rends compte, par un soir de printemps sous un soleil rougeoyant, que j’écris très souvent « par un soir », « par un matin » ou « par une journée ».

Au bout de six mois à me focaliser presque exclusivement sur le fond, ma liste de fâcheuses tendances était bien garnie. Je reprends donc cette liste et je commence par-là, avec l’outil « rechercher » de Word.

Grosses manies. Les grosses manies sont « pires » que les fâcheuses tendances, car ce sont les mots identiques qui sont utilisés de nombreuses fois. Je les ai repérées aussi, en partie, en effectuant mes révisions de fond.

Par exemple, s’abasourdit : il y avait une vingtaine d’occurrences dans le premier brouillon de mon manuscrit. Après correction, il doit en rester 2 ou 3, suffisamment espacées (de 50 à plus de 100 pages). Idem pour « promena ses yeux » (à croire que tout le monde promène ses yeux partout) ou encore le mot « violent ».

Pour ce travail, et pour la suite, il faut un bon dictionnaire de synonymes, voire plusieurs. Les suggestions de Word sont largement insuffisantes. Parfois, il vaut mieux réécrire toute une phrase ou plusieurs pour parvenir à se débarrasser de ces répétitions.

3-Doutes

C’est la liste de tout ce que je n’ai pas pris le temps de vérifier pendant que j’écrivais. Il peut s’agir de doutes lexicaux, grammaticaux, typographiques… Par exemple : faut-il une majuscule aux noms de métier ? Vérifier « rixe » (je ne savais plus si c’était un mot familier ou pas). PS : Antidote repère les mots familiers.

J’avais déjà travaillé sur ma liste de doutes, en cours d’écriture, mais il en restait encore. J’ai donc travaillé le manuscrit avec cette liste (ce faisant, de nouveaux doutes sont apparus !).

4-Une première lecture complète pour travailler la forme

Ce que l’on corrige lors d’une première lecture complète du manuscrit de son roman dépend beaucoup des problèmes que l’on identifie dans sa prose. Je  liste ici ce que j’ai fait pendant ma première lecture dédiée à la forme, mais il existe sûrement d’autres problèmes qu’un auteur novice pourrait rencontrer.

  • Je supprime toute phrase inutile : par exemple, il était huit heures ; il faisait jour. S’il est huit heures, il fait jour. Donc, soit il était huit heures, soit il faisait jour, soit je formule tout autre chose. Dans un premier jet, il peut y avoir des phrases inutiles qui appauvrissent la prose et malheureusement, qui peuvent aussi donner au lecteur, l’impression qu’on le prend un peu pour un idiot.
  • Je supprime ou modifie les pléonasmes ou ce qui s’y apparente. Exemples débusqués dans le manuscrit de mon premier roman : l’herbe chatouilla ses pieds nus (forcément, si ça lui chatouille les pieds, « elle » n’a pas de chaussures) ; en remontant la rue à contre-sens, il se heurta à la foule (si vous remontez une rue pleine de monde à contre-sens, vous allez vous heurter à des gens), un chapeau pour cacher son bandage à la tête (peut-on cacher, avec un chapeau, un bandage à la main ?). Des comme ça, je pense qu’on peut facilement en produire quand on ne se retourne pas trop ou pas du tout sur ce qu’on écrit pendant le premier jet. En tout cas, ici, la récolte fut bonne. Vous trouverez, peut-être aussi, des pléonasmes relativement courants à l’oral, tels que les fameux comme par exemple, retour en arrière, au jour d’aujourd’hui, s’avérer vrai ou songer en soi-même. Certains pléonasmes me font rire, mais d’autres sont vraiment des traîtres, pas évidents à détecter.
  • Je raccourcis les phrases trop longues : le logiciel Antidote (d’autres logiciels de correction le font certainement) peut repérer les phrases trop longues, mais je préfère commencer avant lui.
  • Je supprime les dialogues inutiles : « Bonjour, comme ça va ? Ça va bien et toi ? Pas trop mal. Ah ! Tant mieux. »
  • Je rectifie les dialogues sans aucun texte entre deux prises de parole sur trop de lignes.
  • J’essaie de donner plus de « sens dramatique » aux dialogues : je veux des dialogues réalistes, mais quand des personnages parlent exactement comme dans la vraie vie, les dialogues ont tendance à paraître creux ou inutiles. Je rate aussi des occasions de transmettre des informations sur celui ou celle qui parle. C’est très dur, mais j’essaie de faire parler mes personnages plus comme si j’écoutais parler les acteurs d’un film et moins comme des gens que je pourrais entendre dans la vraie vie.
  • Je veille à ce que deux prises de parole espacées par un paragraphe ou plus ne soient pas du même locuteur.
  • Je modifie les mots qui indiquent qui parle et comment dans les dialogues : s’égosiller, rétorquer, répliquer… Mieux vaut ne pas en abuser, au risque de faire sortir le lecteur du dialogue. Vérifier aussi que, lorsque l’on sait parfaitement que Jacques prend la parole, il n’y a pas de « rétorqua Jacques » ou autre.
  • Je coupe les longues phrases descriptives dans les dialogues : ça, c’est une de mes manies qui m’agacent. – Non, dit-il en essuyant la sueur sur son front du revers de sa manche. Je préfère : « Il essuya la sueur sur son front du revers de sa manche ». A la ligne. – Non, dit-il.
  • J’essaie de rectifier les dialogues parlés : comme « Elle lui demanda s’il aimait la viande et il lui répondit qu’il était végétarien ». J’en ai laissé quelques uns parce que j’en avais besoin ; j’espère que ce ne sera pas trop moche.
  • Je rectifie ou supprime toute phrase qui fait sortir de l’histoire : par exemple, j’ai trouvé des phrases qui font réfléchir, des tournures subitement familières, mais on peut aussi trouver des mots techniques, soutenus, voire pompeux qui vont demander au lecteur d’ouvrir un dictionnaire. Tout ce qui éloigne un lecteur de ce qui est en train de se passer est un grave problème.
  • Je casse les structures identiques qui se suivent : j’ai parfois du mal à les voir et je compte sur une lecture à voix haute pour en venir à bout. A chacun de voir à quel point on doit travailler ce problème et comment procéder. Exemple de plusieurs phrases qui se suivent en étant structurées à l’identique : « Jacques se promenait sur la plage. Le ciel s’est couvert. Jacques a ouvert son parapluie ». Sujet, verbe, complément. Sujet, verbe, complément. Sujet, verbe, complément.
  • Je réfléchis sur les phrases à la voix passive. Parfois, la voix passive permet de créer des effets satisfaisants. Mais souvent, un lecteur aura plus tendance à rester dans ce qui est en train de se passer avec la voix active. Je pense qu’il faut juste veiller à ne pas en abuser.
  • Je rectifie les tournures impersonnelles. Comme l’abus de voix passive est dangereux pour la santé d’un manuscrit de fiction, je pense qu’il faut faire attention à un éventuel abus des tournures impersonnelles ; quand « il » ne réfère à personne, comme dans « il pleuvait » et je fais aussi une recherche de « il y » et « il en » parce que « y » et « en » ne réfèrent alors à rien (même si on sait à quoi les mots font référence grâce à la phrase qui précède, cela peut permettre de supprimer une mocheté de plus).
  • Je traque les clichés de forme : par exemple, les expressions que j’ai l’impression d’avoir lues dans plusieurs romans telles que « lui glaça le sang » ou « fut de bien courte durée ». Bien que certains parviennent à passer, je préfère m’en méfier.

En cours de route, je relève de nouveaux problèmes que je note dans mon carnet pour la prochaine lecture complète, car il vaut mieux ne pas faire trop de choses en même temps et cette liste est déjà bien longue (d’ailleurs, on pourrait tout à fait répartir les tâches sur deux lectures).

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5-Enrichir la prose en modifiant le plus de mots ternes possibles

Si la nature (mais plus probablement des années de travail), vous a donné ce talent d’écrire plus de jolies phrases que de moches, ce travail ne devrait pas nécessiter trop de temps. Si vous débutez dans l’écriture ou dans l’écriture d’un roman, cela pourrait être long et difficile mais je peux vous dire que ça vaut le coup de suer sang et eau sur les mots ternes.

Qu’est-ce qu’un mot terne ?

Un mot terne n’informe pas. Il est imprécis, vague, et un abus de mots ternes appauvrit beaucoup un manuscrit.

J’en trouve trop dans mes livres. Quand j’aurai fini de faire la peau à ceux de mon roman, je m’attaquerai aux autres.

Des mots ternes peuvent rester

Parfois, un mot terne est utile, notamment à la préfiguration. Par exemple : « Quelqu’un lui remit une lettre » ferait mieux d’être remplacé par (au moins) « Un homme lui remit une lettre » ou bien « Le facteur lui remit une lettre » ou encore « Un petit homme chauve lui remit une lettre »… parce que « quelqu’un » n’informe pas.

Bon, mais si l’auteur veut que la personne ayant remis la lettre demeure non identifiable pour une prochaine scène, ou plus tard dans la scène de la lettre, à mon avis il n’y a pas de mal à utiliser « quelqu’un ». Le lecteur se demande de qui il s’agit mais c’est le but.

En outre, il existe des expressions où des mots ternes qui n’appauvrissent pas nécessairement la prose. Pour continuer avec « quelqu’un » : « Est-ce que quelqu’un peut me répondre ? » ou « Pensait-elle à quelqu’un en particulier ? ». A chacun de voir à quel point il faut se débarrasser des mots ternes, mais à mon avis, dans certaines expressions, certains de ces mots peuvent rester sans faire de mal.

Occurrences et fréquence

Je ne pense pas qu’il faille supprimer systématiquement 100% des occurrences de tous les mots que l’on identifie comme ternes. Personnellement, je m’autorise un pourcentage maximum d’occurrences des mots ternes que j’ai pu repérer : un faible pourcentage pour les mots que j’estime très moches et un pourcentage un peu plus élevé pour les moins moches.

Par exemple, pour un manuscrit d’environ 70 000 mots, je peux m’autoriser 5 occurrences d’un mot terne très moche à mon avis, si je le trouve aux pages 39, 94, 172, 221, 271. En revanche, si je le trouve par exemple aux pages 39, 94, 97, 172, 221, 222, 271, je vais supprimer ou modifier le mot à la page 94 ou 97 et à la page 221 ou 222.

Je ne pense pas qu’un mot terne gâche la lecture en apparaissant 5 fois sur 70 000 mots de façon si espacée. Une fois que vous avez allégé votre manuscrit d’un mot qui se répète trop, repassez sur le texte (avec le champ de recherche du traitement de texte) et vérifiez si les occurrences restantes, dont vous ne pouvez ou voulez pas vous passer, sont bien espacées.

PS : Antidote donne un coup de main utile en repérant un mot répété dans plusieurs phrases qui se suivent et il repère également les verbes ternes.

Modifier ou supprimer ?

En ce qui me concerne, j’ai trouvé de nombreux mots ternes et tout à fait inutiles.

Par exemple, les expressions suivantes sont souvent inutiles : l’un avec l’autre, les uns avec les autres, l’un comme l’autre, l’un sur l’autre… ou peuvent être remplacées assez facilement.

Souvent, il faut reformuler toute une phrase pour liquider un mot terne, voire plusieurs phrases. On peut aussi utiliser des synonymes, mais il faut parfois vérifier à nouveau certains des remplaçants qui se comptent alors en grand nombre 🙂

Certains mots ternes paraissent très difficiles à remplacer, mais si on persévère, on obtient un résultat global de meilleure qualité. J’ai eu du mal avec le mot « autre ». Dans le manuscrit édité de Dogcatcher, j’avais plus de 200 occurrences du mot « autre ». J’ai failli abandonné. Il doit en rester une quarantaine et ça va mieux.

Exemples :

  • posait les mains sur les fleurs, mais ne savait que faire d’autre est devenu posait les mains sur les fleurs, mais ne savait pas comment les cueillir
  • le bâtiment faisait face à un champ de maïs, de l’autre côté d’une route goudronnée est devenu une route goudronnée séparait le grand bâtiment d’un champ de maïs
  • après une autre heure de marche est devenu une heure plus tard
  • à l’orée d’une autre forêt est devenu à l’orée d’une nouvelle forêt
  • un autre magasin est devenu une quincaillerie
  • d’une ville à l’autre est devenu de ville en ville
  • juste un autre membre est devenu un membre ordinaire

Autre est vraiment mon fardeau. J’ai même trouvé « qui, de temps à autre, sortaient d’une maison ou d’une autre ». Pff.

Exemples de mots ternes à supprimer, remplacer ou dont il faudrait diminuer les occurrences s’il y a abus

Voici quelques-uns des mots ternes que j’ai trouvé dans mon manuscrit. Ne pas oublier que chacun a ses petites manies ; il faut repérer ses propres manies pour corriger efficacement.

Et rappelons qu’il n’est pas indispensable de supprimer 100 % des occurrences de tous les mots dits ternes ou que l’on trouve personnellement trop ternes !

  • comme
  • ainsi
  • aucun
  • personne
  • tout
  • tout le monde
  • rien
  • quelque chose
  • quelqu’un
  • quelque part
  • quelque(s)
  • toujours
  • jamais
  • peut-être
  • même (de même, quand même, le même…)
  • ailleurs
  • environ
  • à peu près
  • trop
  • assez
  • très
  • juste
  • un peu
  • beaucoup
  • mieux
  • meilleur
  • ici
  • presque
  • à peine
  • plus
  • façon
  • manière
  • tant
  • autant

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Bien sûr, il faut faire des pauses de temps en temps, des pauses d’un jour ou deux parfois, ou plus, pour prendre le recul qui permet de voir ce qui ne va pas.

6-Traquer les excès faciles à faire

Dans une histoire de plusieurs dizaines de milliers de mots, je trouve qu’il est facile de faire certains excès. Voici des exemples de mots que l’on peut vérifier :

  • à présent
  • maintenant
  • aussitôt
  • soudain
  • tout à coup
  • mais
  • pourtant
  • néanmoins
  • cependant
  • toutefois
  • puis
  • d’abord
  • ensuite
  • aussi
  • puisque
  • lui-même, elle-même…
  • parce que
  • car
  • le temps de
  • au moment où
  • à l’instant où
  • quand
  • lorsque
  • pendant que
  • alors que
  • tandis que
  • déjà
  • encore
  • pour
  • afin de
  • avant de/que
  • après/ après que
  • de nouveau
  • à nouveau
  • alors
  • en train de

Et un autre type de mot dont on a vite fait d’abuser en écrivant vite : les adverbes en -ment. Si on veut enrichir sa prose, on peut se pencher sur leur cas et reformuler, trouver des images, métaphores, analogies, allusions, etc.

7-Traquer les verbes qui appauvrissent la prose et empêchent d’enrichir la forme de son manuscrit

On peut souvent se passer des verbes réfléchir, songer, penser, se demander, croire, se rendre compte, réaliser, remarquer, comprendre, s’apercevoir, percevoir et autres verbes similaires, et être plus direct pour que le lecteur ne sorte pas de l’action en cours. En plus, en procédant à ce type de corrections, je trouve qu’on a tout à coup de nouvelles opportunités d’améliorer son style.

Par exemple, « Il se rendit compte que le ciel devenait gris » : « Le ciel devenait gris » a plus d’impact en gardant le lecteur dans l’histoire.

Et je ne peux pas écrire « Il se rendit compte que le ciel gris se teintait de zébrures anthracites » parce que personne de normalement constitué ne se rend compte d’une telle chose. Mais (si l’envie me prend), je peux écrire « Le ciel se teintait de zébrures anthracites ».

Personnellement, j’ai trouvé d’autres verbes (en trop grand nombre) qui créaient de la médiocrité, m’empêchaient d’améliorer mes phrases ou se sont révélés parfaitement inutiles :

  • paraître
  • sembler
  • venir
  • aller
  • falloir
  • devoir
  • vouloir
  • prendre
  • mettre
  • se mettre à
  • commencer à
  • regarder
  • voir
  • entendre

8-Ajout de transcendance

Je n’écris pas de phrases transcendantes 😦 Alors, lorsque j’aurai terminé mes corrections, je compte me pencher sur une liste de phrases importantes à mon avis, afin qu’elles apportent un petit quelque chose de « plus fort » que d’habitude 🙂

Ces phrases sont principalement :

  • la toute première phrase du roman
  • la toute dernière phrase du roman
  • la première phrase de chaque scène
  • la dernière phrase de chaque scène
  • la première phrase de chaque chapitre
  • la dernière phrase de chaque chapitre
  • les phrases clés : comme les révélations majeures, des prises de conscience d’un personnage, etc.

9-Il est impossible de tout voir !!

En tant qu’auteur du manuscrit à corriger, vous ne pouvez pas tout voir.

C’est pour cela que les auteurs se font généralement aider par plusieurs personnes ou plusieurs professionnels.

Si vous décidez de vous passer d’une correction professionnelle, l’idéal (après avoir essayé de faire la meilleure correction possible), est de remettre votre manuscrit à un proche plus doué que vous « en français » ou plus doué sur certains aspects de l’écrit, ou chercher quelqu’un qui connaît quelqu’un de « fort en français » et qui accepterait de relire votre manuscrit.

Attention, si vous trouvez cette perle et qu’elle accepte, il faut que la personne se concentre uniquement sur la forme. Ne demandez jamais à quelqu’un de lire votre manuscrit pour traquer à la fois des erreurs de fond et de forme.

Sur ce, je vais m’y remettre 🙂

 

4 commentaires sur “Corriger son roman soi-même

  1. Bonjour, je n’en suis qu’au début de l’aventure qu’est la création d’un manuscrit mais je sens que cet article me sera très utile !
    Est-ce que tu as été publié ?

    J'aime

  2. Bonjour Mariella,

    Pourriez vous m’envoyer de nouveau votre roman pour que je le lise ? Comme je vous l’avez dit au mois de juin, j’étais en train de déménager et je n’ai pas eu accès à mon ordinateur pendant quelques temps.Je ne retrouve plus, à présent, certains fichiers, dont votre roman en entier.
    Merci d’avance si vous pouvez me le renvoyer car le début m’avait beaucoup plu.

    Bien amicalement,

    Mireille

    J'aime

    1. Bonjour Mireille, je suis en train de faire une dernière lecture et je préfère attendre d’avoir tout corrigé, je pense terminer le 15 ou le 16. Je ne vous avais envoyé que le premier chapitre ou les deux premiers, je ne sais plus. Vous recevrez tout le roman pour la bêta-lecture 🙂 Rien que d’y penser, j’ai la boule au ventre !! Mais j’ai tellement hâte aussi ! A très bientôt.

      J'aime

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