Quel roman lire pour découvrir la science-fiction ?

La science-fiction n’est pas votre genre littéraire de prédilection ? Pour vous lancer, voici des suggestions de lecture, classées à travers 15 thèmes ou sous-genres de la SF !

Dans cette longue liste « initiatique » :

  • je ne suggère que des œuvres disponibles en français
  • je privilégie ce que j’ai déjà lu
  • j’évite (sauf exceptions…) la science-fiction très scientifique

1- L’intelligence artificielle

L’univers des robots, machines et ordinateurs qui pensent et ressentent, soulève de grandes questions !

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Un classique culte vous permettrait de vous initier. Je vous suggère Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? de Philip K.Dick (1968), auteur de SF incontournable. Si le roman vous plaît, vous pourrez voir le film (culte également !) qui s’en inspire : Blade Runner (Ridley Scott, 1982).

Vous verrez que si quelques idées sont juste un brin démodées, cela ne gâche absolument pas la lecture, car l’histoire est réellement prenante. Et promis : c’est de la SF facile à digérer pour quelqu’un qui n’a pas l’habitude.

Considérez aussi, parmi les grands classiques :

  • Les Robots : ce sont des nouvelles d’un des pères fondateurs de la SF moderne, Isaac Asimov (1950), dont le film I, robot est en partie inspiré (Alex Proyas, 2004).
  • 2001 : L’Odyssée de l’espace (1968), par Arthur C. Clarke, un roman qui vous permettra de faire d’une pierre deux coups en plongeant aussi dans le cosmos… (et quel cosmos !!).

Alternatives plus récentes :

La Guerre des machines (Dune – La genèse Tome 1 : La guerre des machines) est un roman écrit par le fils de Frank Herbert (Dune), Brian Herbert (avec Kevin J. Anderson) en 2002.

Les humains sont menacés d’extermination par d’impitoyables machines très intelligentes. Ce roman est de la science-fiction soft (douce) – pas de « science » – et si ça vous plaît, vous pourrez lire la suite, car c’est le premier d’une trilogie (Dune, la genèse).

Oui, dans la SF, vous trouvez pas mal de trilogies et cycles… mais parfois, il est possible de lire un tome indépendamment des autres.

Considérez aussi Le sommeil des géants (2017) du canadien Sylvain Neuvel (Le Sommeil des géants, Les Dossiers Thémis, Tome 1), science-fiction à n’en pas douter mais avec un côté thriller.

« Dakota du Sud. Rose Franklin a onze ans lorsqu’elle chute à vélo dans un trou immense. Quand elle reprend ses esprits, elle se découvre au creux d’une main de métal géante, parcourue de réseaux lumineux. Dix-sept ans plus tard, l’énigme demeure. Comment la main est-elle arrivée là et à quoi peut-elle bien servir ? La datation au carbone 14 défie l’entendement et l’objet semble doué de vie. Devenue une physicienne reconnue, Rose se prépare à une aventure d’envergure : diriger une équipe secrète chargée de percer le mystère de la main métallique. Commence alors une quête à la fois passionnante et périlleuse, où temps anciens et avenir pourraient bien être indéfectiblement liés ».

2- La réalité virtuelle

J’ai très peu lu sur ce thème, mais je vais vous suggérer deux œuvres qui me paraissent intéressantes pour une première lecture de SF.

neuromancienNeuromancien, William Gibson (1984). William Gibson a littéralement inventé le concept de cyberespace quand le monde comptait quelque chose comme mille ordinateurs connectés via un réseau qu’on venait tout juste d’appeler Internet…

Ce roman est considéré comme une oeuvre importante de la SF moderne.

« Jusqu’à aujourd’hui, Case était le meilleur hacker à croiser sur les autoroutes de l’information. Le cerveau directement relié à la matrice, il savait comme personne se frayer un chemin parmi les labyrinthes du cyberspace et pirater des données confidentielles pour le compte de ses clients richissimes. Mais il a commis l’erreur de vouloir doubler un de ses employeurs qui, en guise de représailles, l’a amputé de son système nerveux, le privant ainsi de son accès à la matrice… »

La Cité des permutants, Greg Egan (1994). « Un univers virtuel conçu d’une certaine façon n’a plus besoin d’un support matériel pour exister. L’univers réel peut disparaître, le virtuel poursuivra son expansion… » Avec ses copies d’êtres d’humains et ses situations complètement folles et pourtant crédibles, ce roman est globalement considéré comme un très bon roman de SF et il pousse à se poser des tas de questions.

3- La technologie dans le corps humain

Comme je prépare un article spécifique sur le sujet, je vais juste vous suggérer ici, deux œuvres pionnières sur ce thème.

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L’anneau-monde, Larry Niven, 1970. C’est le premier roman d’un cycle de quatre romans, par un grand et prolifique auteur américain de science-fiction, incontournable du space opera.

Certes, ce roman contient une bonne dose de science, mais quitte à vous initier à la SF dite dure, autant le faire avec un maître de l’art et L’anneau-monde a obtenu trois très hautes récompenses littéraires (Nebula, Hugo et Locus) !

 

Quelques 30 ans avant les premières vraies réussites technologiques, Larry Niven invente un dispositif qui stimule la zone du plaisir dans le cerveau. Il existe une version à brancher et une version sans-fil (le tasp). Je vous suggère aussi ce roman car l’auteur a de l’humour.

L’homme terminal, Michael Crichton, 1972. Suite à un accident qui lui vaut de graves problèmes d’épilepsie, Harry Benson se fait implanter des électrodes dans le cerveau reliées à un appareil dans le cou et une batterie sous une aisselle. Hélas, Harry va vite « disjoncter »…

4- La mémoire effacée

C’est un thème de science-fiction qui donne lieu à des intrigues généralement complexes et palpitantes.

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Pour s’initier au thème, je suggère le grand classique : Souvenirs à vendre de Philip K. Dick (1966) qui est une nouvelle – adaptée au cinéma (Total Recall, Paul Verhoeven, 1990). L’histoire est originale, notamment parce que Douglas, à qui on a implanté de faux souvenirs, va partir sur Mars…

L’Oecumène d’or : Une geste de l’avenir lointain (premier roman de John C. Wright, 2002) est de la science-fiction dite dure, mais il paraît que c’est proche du génie. Le thème de l’effacement de la mémoire est le thème majeur. PS : c’est le premier tome d’une trilogie.

« On était à la veille de la Transcendance, un événement d’une solennité, d’une signification telles qu’il ne pouvait se produire qu’une fois par millénaire, et les gens de tous noms, itérations, phénotypes, compositions, consciences et neuroformes, de toutes les écoles et de toutes les ères, étaient venus le célébrer, accueillir la transfiguration et s’y préparer. L’heure était à la liesse. Et pourtant, même en un pareil âge d’or, il s’en trouvait certains pour refuser d’être satisfaits. Ainsi Phaéton de Rhadamanthe. En cet âge d’or, l’âge de l’Œcumène d’or, où les hommes sont immortels et dominent leur destin, assistés d’intelligences artificielles et d’une technologie incomparables, pourquoi l’a-t-on amputé de sa mémoire? Quel crime a t-il commis pour avoir accepté le châtiment de l’amnésie? Est-il un aventurier dangereux ou bien la victime d’un conservatisme frileux? Au risque de se condamner à pire encore, c’est ce qu’il a décidé de savoir. »

5- La colonisation de planètes

Il y a du choix dans ce sous-genre de la science-fiction ! Pour une première exploration, je vous suggère La Trilogie de Mars de Kim Stanley Robinson (1992), où vous découvrirez une terraformation de Mars plus que réaliste.

Mars la rouge est le premier tome de la trilogie (je n’ai lu que celui-ci, très digeste). Viennent ensuite Mars la verte et Mars la bleue. De multiples thèmes fascinants sont abordés et l’histoire, qui se déroule sur deux siècles, est une très belle histoire.

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6- Le space opera

Les lecteurs qui veulent commencer à lire de la science-fiction font rarement le choix du space opera. Je vais quand même me permettre de vous faire quelques suggestions.

Dune, Frank Herbert (1965) est le premier tome d’une série de sept livres, mais vous pouvez lire uniquement le premier – la fin pourra vous donner envie de lire la suite, mais pas de façon aussi « impérieuse » que dans d’autres saga, surtout s’il s’avère que vous aimez moyennement ! Mais ce n’est pas possible de ne pas aimer Dune 🙂

Ce roman de science-fiction est un énorme mythe cultissime (et un des mes romans préférés tous genres confondus).

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Il a obtenu de prestigieux prix littéraires et a connu un des plus grands succès commerciaux de la littérature de SF. Je n’ai pas de mots pour vous parler de l’univers incroyable, fascinant, original, profond, poétique, philosophique (ah si, j’ai quelques mots…) de Dune. J’ajoute que les femmes ont vraiment toute leur place (ce n’est pas toujours le cas dans la science-fiction !!) et qu’on ne s’ennuie jamais.

Ne vous fiez pas au film (David Lynch, 1984) qui n’est pas top, dirons-nous, et ne reflète pas le génie de Frank Herbert.

« Il n’y a pas, dans tout l’Empire, de planète plus inhospitalière que Dune. Partout des sables à perte de vue. Une seule richesse : l’épice de longue vie, née du désert, et que tout l’univers convoite. Quand Leto Atréides reçoit Dune en fief, il flaire le piège. Il aura besoin des guerriers Fremen qui, réfugiés au fond du désert, se sont adaptés à une vie très dure en préservant leur liberté, leurs coutumes et leur foi. Ils rêvent du prophète qui proclamera la guerre sainte et changera le cours de l’Histoire. Cependant les Révérendes Mères du Bene Gesserit poursuivent leur programme millénaire de sélection génétique : elles veulent créer un homme qui réunira tous les dons latents de l’espèce. Le Messie des Fremen est-il déjà né dans l’Empire ? »

Pour une découverte du sous-genre du space opera, on peut aussi parler des œuvres suivantes :

 

  • Culture – Tome 1 : L’homme des jeux, Iain Banks (1988), est un roman qui pose les fondations de « La Culture », une vaste et complexe civilisation où il est question (entre autres), d’intelligence artificielle.
  • L’Étoile de Pandore (Peter F. Hamilton, 2004) est le début d’une saga, de quatre livres, avec plein de races extra-terrestres (et des humains), car il y a des centaines de planètes dans la société intergalactique nommée Commonwealth. Le roman aborde des thèmes très variés, dont celui de l’intelligence artificielle et de la vie presque éternelle, et il est souvent décrit comme très crédible.

7- Le premier contact 

Thème surexploité au cinéma, le premier contact demeure toutefois un excellent thème de science-fiction pour ceux qui veulent s’initier à la littérature des extra-terrestres. Je crois même que c’est considéré comme un sous-genre littéraire de la SF.

Je commence par vous suggérer un grand classique, Les Dieux eux-mêmesIsaac Asimov (1972) qui a obtenu trois prestigieux prix de la littérature de SF.

« En 2070, la Terre vit dans la prospérité et le bonheur grâce à la Pompe à Électrons, qui fournit une énergie illimitée et gratuite. Une découverte extraordinaire, à moins que… A moins que cette invention miraculeuse ne constitue à plus ou moins longue échéance une menace imparable pour notre Univers ; un piège tendu par une civilisation parallèle pour annihiler notre réalité… »

Il y a aussi le puissant Solaris, de Stanislaw Lem (1961). Lu il y a quelques années, mais je pense que je n’étais pas prête à encaisser. C’est un tantinet corsé à lire, mais si vous avez une conception de la SF extra-terrestre comme « trop dur à gober » ou « limite grotesque », je peux vous dire que vous allez changer d’avis !!

Bien sûr, il y a également Contact de Carl Sagan (1985). L’auteur est un grand scientifique, qui a participé à la création du programme de  recherche d’intelligence extraterrestre, le SETI (détection d’éventuels signaux venus de l’espace). C’est assez scientifique, mais l’histoire est vraiment belle. Elle a été adaptée au cinéma (Robert Zemeckis, 1997).

Enfin, je ne l’ai pas lu, mais La Paille dans l’œil de Dieu, de Larry Niven et Jerry Pournelle (1974) est un roman aux multiples prix de prestige, sur le thème du premier contact, et ça ne se passe pas bien du tout pour nous, apparemment… Considéré comme un incontournable du sous-genre.

8- La possession par les extra-terrestres

Je me souviens que ce thème était très à la mode dans les années 1990, mais ça l’a toujours été en fait, et ça l’est encore.

Par exemple, Les Âmes vagabondes, de Stephenie Meyer (2008). C’est une histoire d’amour sur fond de fin du monde, à cause d’extra-terrestres qui s’emparent des esprits des humains, tels des parasites…

Je ne l’ai pas lu, mais le suggère parce qu’il est fréquemment décrit comme facile à lire et très divertissant – et il n’est pas spécialement orienté « young adults » – à préciser vu que l’auteur est surtout connue pour la série Twilight).

9- L’invasion extra-terrestre

Personnellement, je ne me suis jamais lassée de ce sous-genre de la science-fiction, en littérature comme au cinéma. Je suis très dubitative quant à leur existence, et encore plus quant à leur possible arrivée sur Terre, mais j’adore ces histoires d’invasion.

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Le classique : La Guerre des mondes de H.G Wells (1898). L’histoire est fabuleuse et pour selon qu’il date du 19e siècle, il est très prenant !

Plus récent (1972 quand même), Les Maîtres du monde (Marionnettes humaines) de Robert Heinlein – de la pure et typique invasion d’aliens.

La Variété Andromède, de Michael Crichton (1969) est un autre classique de l’invasion ET.

« Observée à la jumelle, la petite bourgade de Piedmont paraît endormie dans le désert de l’Arizona. Au-dessus d’elle, les vautours décrivent des cercles inquiétants. Si l’on s’approche, on s’aperçoit que tous ses habitants, hormis un vieux clochard et un bébé, sont morts instantanément, frappés d’un mal inconnnu, comme s’ils étaient tombés en marchant. Les quatre savants dépêchés sur les lieux savent que ce désastre a été provoqué par la chute accidentelle de l’un des tout premiers vaisseaux spatiaux américains. Quelle « chose » venue du cosmos, quel organisme ou bactérie mystérieuse le satellite a-t-il ramené sur terre ? Une course contre la montre s’engage contre cette « variété Andromède », mutante capable de ravager la planète ».

Parmi les œuvres plus récentes, on peut parler de Spin, de la trilogie Spin (Spin, Axis et Vortex) de Robert Charles Wilson (2005), qui a obtenu le prix Hugo, et de La 5e vague de Rick Yancey. Certes, celui-ci s’adresse à un lectorat jeunes adultes/ado – et je dois dire que l’héroïne (Cassie) est trop jeune pour moi (suis en train de le commencer) – mais je trouve l’histoire très satisfaisante pour qui aime les invasions d’aliens !

« 1re Vague : extinction des feux. 2e Vague : déferlante. 3e Vague : pandémie. 4e Vague : silence. La 5e Vague arrive… À l’aube de la 5e Vague, sur une autoroute désertée, Cassie tente de Leur échapper… Eux, ces êtres qui ressemblent trait pour trait aux humains et qui écument la campagne, exécutant quiconque a le malheur de croiser Leur chemin. Eux, qui ont balayé les dernières poches de résistance et dispersé les quelques rescapés.
Pour Cassie, rester en vie signifie rester seule. Elle se raccroche à cette règle jusqu’à ce qu’elle rencontre Evan Walker. Mystérieux et envoûtant, ce garçon pourrait bien être son ultime espoir de sauver son petit frère. Du moins si Evan est bien celui qu’il prétend… »

10- La SF militaire

Pour découvrir le sous-genre science-fiction militaire, il y a le classique Étoiles, garde-à-vous ! de Robert Heinlein (1959), adapté au cinéma (Starship Troopers, Paul Verhoeven, 1997). Le livre se lit facilement.

« Après la grande guerre atomique de la fin du XXe siècle, le monde ne fut plus que chaos et désordre. Pour éliminer les hordes barbares qui s’étaient formées, les survivants durent remettre leur sort entre les mains de l’armée. Un siècle plus tard la civilisation, arrivée à l’âge des étoiles, reste dirigée par les militaires. Dans cet univers, Juan Rico s’engage le jour de ses dix-huit ans dans l’infanterie spatiale. Il ne sait pas quel sort terrible attend les fantassins qui, sur les mondes lointains, vont devoir affronter les armées arachnides… ».

Dans le sous-genre SF militaire, il y a des incontournables, tels que :
  • Le Vieil Homme et la Guerre, de John Scalzi (2005) que je n’ai pas lu mais qui a d’excellentes critiques.
  • Le Cycle d’Ender, tome 1 : La Stratégie Ender, Orson Scott Card (1977), premier livre d’un (gros) cycle et récompensé par le Prix Hugo et le prix Nebula.
  • La Guerre éternelle, Joe Haldeman (1974), récompensé aussi par les prix Hugo et Nebula. Ce roman est vraiment 100% pure SF de guerre et comprend moult détails sur les armes.

11- La boucle temporelle

Le voyage dans le temps est un sous-genre de la science-fiction qui plaît souvent aux non initiés. Et la boucle temporelle, c’est un thème de ce sous-genre qui concerne des personnages coincés dans une période de temps se reproduisant encore et encore. Un de mes préférés !

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Replay, Ken Grimwood (1986), est un roman idéal, je pense, pour s’initier à ce thème. Il raconte l’histoire d’un homme d’une quarantaine d’années qui meurt après une vie un peu « pourrie » et qui se réveille alors qu’il a 18 ans… et ça recommence ! Donc il revit une vingtaine d’années, mais en ayant gardé toute sa mémoire…

Une vie après l’autre, Kate Atkinson (2011), a un petit côté « intello » qu’on aime ou qu’on n’aime pas, mais ce roman raconte l’histoire très originale d’une femme « coincée dans le temps ».

12- La dystopie

La dystopie, contrairement à l’utopie, concerne des sociétés où la vie est atroce avec, préférablement, un penchant totalitariste et des dérives inhumaines.

Bien sûr, il y a les classiques : 1984 de George Orwell, le pionnier de la dystopie, Le Meilleur des mondes d’Aldous Huxley, Farenheit 451 de Ray Bradbury, La Planète des singes, de Pierre Boulle.

siloPour un roman récent, j’ai bien envie de vous conseiller Silo de Hugh Howey (2012) – dans ma liseuse, feuilleté, mais pas encore lu. Il me semble qu’il a un bon potentiel pour une découverte du genre. C’est aussi post-apocalyptique.

« Dans un futur indéterminé, des survivants vivent depuis plusieurs générations dans un immense silo creusé dans la terre, à l’abri d’une atmosphère devenue toxique. Seul un immense écran relayant les images filmées par des caméras les relie au monde extérieur. Lorsque cette société bannit l’un des siens, il est envoyé dehors, vers une mort certaine, et pourtant, tous sans exception vont, avant de mourir, nettoyer les capteurs des caméras. Pourquoi ? »

La Servante écarlate, de Margaret Atwood (1985).

L’histoire est très originale : « Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d’esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, « servante écarlate » parmi d’autres, à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l’austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler… En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté. »

Il y a aussi Le Passeur, de Lois Lowry (1993) : « Dans le monde où vit Jonas, la guerre, la pauvreté, le chômage, le divorce n’existent pas. Les inégalités n’existent pas, la désobéissance et la révolte n’existent pas. L’harmonie règne dans les cellules familiales constituées avec soin par le Comité des sages. Les personnes trop pigées, ainsi que les nouveau-nés inaptes sont « élargis ». Personne ne sait exactement ce que cela veut dire. Dans la communauté, une seule personne détient véritablement le savoir : c’est le dépositaire de la mémoire. Lui seul sait continent était le monde, des générations plus tôt, quand il y avait encore des animaux. quand l’œil humain pouvait encore voir les couleurs, quand les gens tombaient amoureux. Dans quelques jours, Jouas aura douze ans. Au cours d’une grande cérémonie, il se verra attribuer, connue tous les enfants de son âge, sa future fonction dans la communauté. Jonas ne sait pas encore qu’il est unique. Un destin extraordinaire l’attend. Un destin qui peut le détruire. »

13- La fin du monde (science-fiction post-apocalypse)

J’aime beaucoup, beaucoup ce sous-genre ou thème de science-fiction. L’histoire de mon deuxième roman se déroula dans un monde post-apocalypse 🙂

Si vous n’avez jamais lu ce genre de romans, je peux vous suggérer :

La Route, de Cormac McCarthy (lu et adoré). Attention prix Pulitzer : c’est du très grand art, dans le fond, la forme et chaque virgule.

« L’apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres et de cadavres. Parmi les survivants, un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d’objets hétéroclites. Dans la pluie, la neige et le froid, ils avancent vers les côtes du Sud, la peur au ventre : des hordes de sauvages cannibales terrorisent ce qui reste de l’humanité. Survivront-ils à leur voyage ? ».

C’est un roman magnifique.

Ravage, de René Barjavel, remarquable classique français (1943) qui n’a (presque) pas pris une ride.

Le Passage, de Justin Cronin (pas lu) qui verse a priori dans l’horreur, mais qui est fréquemment décrit comme très haletant (FBI, virus, mutants, puces électroniques… bon cocktail !).

Je suis une légende, de Richard Matheson (lu et adoré), ou l’histoire géniale de Robert Neville, qui survit seul à une infestation de vampires (assez différent du film de Francis Lawrence en 2007). Se lit vite.

Pandémie, L’Effondrement. Alexandre Lang est un auteur indépendant français ; j’ai presque fini le roman et j’ai beaucoup aimé, surtout la façon dont c’est raconté.

14- La catastrophe naturelle

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Pour lire votre premier roman sur le thème de la catastrophe naturelle, je suggérerais :

Le Monde englouti, de J. G. Ballard. Classique du sous-genre (1962) : « Dans un futur proche, des explosions solaires ont provoqué une canicule permanente et une catastrophique élévation du niveau des océans. L’Angleterre est devenue une mosaïque de marécages, de bancs de vase et de lagunes que baigne un climat tropical. C’est dans un Londres dont il ne reste que le sommet des plus hautes tours que le biologiste Robert Kerans va rencontrer la riche Béatrice Dahl et tenter de survivre à la fin du monde. A moins que son but soit tout autre… »

État d’urgence, de Michael Crichton (2004) : « À San Francisco, le milliardaire George Morton s’écrase du haut d’une falaise à bord de sa Ferrari quelques minutes seulement après avoir annoncé qu’il retirait son soutien à un mouvement écologiste international… Avant de disparaître, George avait laissé un message énigmatique. Peter, son avocat, et Sarah, son assistante, le décryptent… et se trouvent emportés dans une course-poursuite qui va les précipiter des glaces de l’Antarctique aux forêts vierges de Mélanésie. Face à eux, un ennemi insaisissable prêt à détruire la planète pour prouver qu’elle est en danger. Tremblement de terre, tsunami, cyclone : si les idéalistes fous ne sont pas neutralisés, des milliers de gens vont mourir dans une série de catastrophes naturelles d’une ampleur sans précédent… »

15- L’immortalité

C’est un thème de science-fiction présent dans différents sous-genres. Bien des romans traitent de ce thème, mais je n’ai pas fait de longues recherches pour celui-là. En revanche, j’ai lu celui que je vous suggère.

C’est un vrai thriller, du futur, qui vous plonge dans un monde complètement déjanté. Pour ma part, j’ai moyennement aimé, mais j’ai beaucoup apprécié le style (et on ne peut pas dire qu’on s’ennuie, ça tient en haleine).

Carbone modifié (Le cycle de Takeshi Kovacs, Tome 1: Carbone modifié ) de Richard Morgan (2002), est généralement considéré comme un très bon roman dans l’univers de la SF.

« Dans un avenir pas si lointain, la mort n’est plus définitive : vous pouvez sauvegarder votre conscience et vos souvenirs et les réimplanter dans un nouveau corps. De fait, pour Takeshi Kovacs, mourir n’est plus qu’un accident de parcours : il a déjà été tué plusieurs fois. C’étaient les risques du métier dans les Corps diplomatiques, les troupes d’élite du Protectorat des Nations unies expédiées à travers la galaxie. Mais cette fois, on le ramène sur Terre pour mener l’enquête : un riche magnat veut élucider sa propre mort. La police a conclu au suicide. Or, pourquoi se suicider quand on sauvegarde son esprit tous les jours, certain de revenir parmi les vivants ? »

Sources initiales de recherches : amazon.fr, best-sci-fi-books.com, bestsciencefictionbooks.com, ma mémoire (pas encore effacée) et mon Kindle Paperwhite adoré.

2 commentaires sur “Quel roman lire pour découvrir la science-fiction ?

  1. Bien que je sois une bonne dévoreuse de SF (sfff en général), quelques uns sont passés à la trappe. Il va falloir me mettre à jour 😄

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