Développer une idée pour écrire un roman (brainstorming)

Avant d’écrire un roman, il y a une période qui relève à la fois de la rêverie et de la préparation de projet. On l’appelle parfois brainstorming.

Je partage ici mon expérience, surtout en ce qui concerne mon deuxième roman (que j’espère commencer à écrire ce mois-ci). C’est toujours très difficile, peut-être un tout petit peu moins difficile que pour le premier.

Je ne sais pas comment ça se passe dans les autres… mais dans mon cerveau, il y a une idée qui germe et ça part, mais alors dans tous les sens ! Je laisse mon cerveau produire tout et n’importe quoi. Je prends des notes quand quelque chose commence à revenir.

Ce qui revient peut être très concret ou flou. Je note tout, et il y a une idée d’histoire qui naît… Je sais qu’elle n’est peut-être pas la bonne (celle qui va me passionner pendant des mois).

Alors, je procède à des casse-tête.

Premier casse-tête : qui veut quoi et pourquoi ?

Si vous ne savez pas par quel bout commencer, attaquer vos réflexions par qui veut quoi et pourquoi vous aidera peut-être.

1-Le but

Je commence par réfléchir au premier moment clé de l’histoire. Il porte différents noms mais, dans une structure en trois actes, il s’agit de la fin du premier acte.

C’est lorsque dans une histoire, vous connaissez le but du personnage principal et pourquoi il va agir dans ce but. S’il y a plusieurs personnages importants, je développerai le but de chaque personnage et pourquoi chacun d’eux a ce but. Aussi, à ce moment d’une histoire, le conflit majeur de l’intrigue est connu. Mais j’y reviens plus tard.

À un moment donné (environ 25% du contenu, dit-on, mais ce n’est qu’un repère approximatif pour une structure en trois actes !) le lecteur doit comprendre clairement quel est le but du ou des personnages principaux et ce qui motive à l’atteindre.

Le pourquoi, à ce stade, est très concret ou alors, c’est la motivation la plus évidente.

Par exemple, j’imagine un homme, appelons-le Jean, qui veut trouver un trésor. La motivation la plus concrète ou évidente, pour Jean, c’est de devenir riche. But : trouver un trésor. Motivation : devenir riche.

On peut aussi commencer par imaginer une motivation plus intime ou « profonde ». Il ne peut pas y avoir de but concret sans motivation personnelle sinon, on se retrouve avec un personnage sans âme, une coquille vide… C’est pas humain d’agir sans motivation personnelle 🙂

(en revanche, on peut choisir de ne pas mettre en avant, dans l’histoire, l’aspect personnel du but)

2-Le changement concernant le but

Je pense que pour bien cogiter, avant de commencer à structurer une histoire (et même si on ne structure pas ou très peu), il faut penser que le but devra connaître une forme de « changement » au milieu du deuxième acte (dans une structure en trois actes).

C’est un moment de la plus haute importance si on découpe son histoire en trois actes. D’ailleurs, il existe des techniques qui incitent à commencer de structurer par le milieu du deuxième acte.

Ici, nous ne structurons pas. Nous ne faisons que nous prendre la tête 🙂 Mais ce qui m’a beaucoup aidée pour mon deuxième roman, une fois que je tenais le premier moment clé, ou du moins un but pour commencer, c’est d’avoir songé à ce milieu.

Je ne sais pas encore comment je traiterai le milieu du deuxième acte, mais je réfléchis au traitement de la motivation profonde du protagoniste (ou des protagonistes).

Comme ce milieu de deuxième acte est fréquemment (de nos jours) lié à cette motivation, je réfléchis déjà à ce moment-clé – et je dois dire aussi, mais on m’avait prévenue, que c’est un moment potentiellement super difficile à passer pendant le premier jet, parfois même quand on a bien planifié son histoire.

Voici des possibilités (liste non exhaustive, évidemment).

>>> En commençant par dévoiler la motivation concrète d’un personnage (à la fin du premier acte), le but peut prendre une dimension plus profonde au milieu du deuxième acte, pour le personnage. Le « gros problème » qui sous-tend l’histoire est désormais lié à des enjeux personnels – le lecteur ne le savait pas ou si peu jusque-là.

Par exemple, pour Jean qui cherche un trésor, le lecteur a appris qu’il voulait devenir riche au début de l’histoire. C’est déjà « personnel » mais pas franchement « profond ».

Au milieu du deuxième acte, le lecteur pourra découvrir qu’en fait, Jean a beaucoup souffert de la pauvreté dans son enfance – il n’y a pas de règles et cette motivation « moins évidente » peut tout à fait être révélée dès le début.

Peu importe comment on va traiter cet « aspect intime » du but du personnage, je pense qu’il vaut mieux y réfléchir sans trop attendre : ça permet déjà d’imaginer (un peu) un personnage et donc, de tenir compte de qui il est pour continuer de se creuser la tête. Ne pas y avoir assez réfléchi pour mon premier roman m’a beaucoup compliqué la vie, pendant la phase d’écriture et les premières révisions du manuscrit.

>>> En commençant par dévoiler une motivation plus intime à la fin du premier acte, le but prend (très souvent, dans les romans contemporains) une dimension plus « grande » au milieu du deuxième acte. Le lecteur se rend compte qu’atteindre le but n’impactera pas seulement le(s) personnage(s) mais aussi, par exemple, sa famille, son quartier, sa ville, son pays, l’humanité, le système solaire, la galaxie, l’univers connu… 🙂

Par exemple, je peux imaginer que si l’homme qui cherche un trésor ne le trouve pas avant l’antagoniste, son mariage sera détruit… ou le monde sombrera dans le chaos, etc. Le lecteur croyait qu’il ne s’agissait que de prendre une revanche sur une enfance misérable et ça prend une tournure plus palpitante encore.

>>> Autre possibilité : le but concret connaît un changement de cap au milieu du deuxième acte. Selon les histoires, le changement de cap peut être dû au fait que le but établi, au premier moment clé, n’était pas tout à fait ce que le protagoniste devait viser. Par exemple, Jean qui cherche un trésor peut découvrir que s’il n’a pas le code secret, il aura beau trouver le trésor, il n’ouvrira pas le coffre.

Il y a aussi la possibilité de mettre son protagoniste sur la mauvaise piste à partir du premier moment clé : il s’est trompé de but et on le découvre au milieu du deuxième acte.

Entre autres possibilités, car il n’y a pas de règles – mais il y a des tendances.

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Un but se dessine et, avec lui, des motivations…

Selon ce qu’on veut écrire, on pourra donner plus d’importance au but concret ou au but profond/personnel, ou autant d’importance aux deux. Cependant, même s’il en sera peu question dans l’histoire, c’est crucial pour un auteur de connaître ce qui motive personnellement un personnage (même les personnages secondaires).

 

Le point commun à ces exemples de milieu de deuxième acte, est que le personnage principal (ou les personnages), ne savait pas jusque-là, comment atteindre son but et à présent, il le sait. Il n’y parvient pas parce que sinon, l’histoire s’arrêterait là, mais il ne subit plus les événements.

On entend souvent dire que le milieu du deuxième acte, c’est quand le protagoniste, qui ne faisait que réagir aux événements, commence enfin à agir.

J’ai préféré, au lieu d’imaginer directement la fin du deuxième acte (=que peut-il arriver de pire au protagoniste maintenant que je connais son but ?), le milieu.

Bon, c’est toujours difficile, mais je crois que ça m’a aidée à me focaliser sur les personnages, au lieu de me focaliser d’abord sur les rebondissements.

3-La motivation profonde

Parce qu’elle fait partie de mon personnage et elle est cruciale pour qu’il soit crédible, la motivation profonde / personnelle du protagoniste méritera d’être développée plus tard. J’essaie de lui brosser le portrait, pour le moment.

Le lecteur n’a pas (forcément) à connaître (tout) ce qui s’est passé avant que l’histoire commence. L’auteur, en revanche, doit savoir le plus de choses possibles parce que ça permet de rester cohérent tout au long de l’histoire.

Si je conserve l’idée que Jean a eu une enfance malheureuse, je vais juste travailler sur ce qui s’est passé, histoire d’être au courant…

Cette motivation ne dépend pas forcément du genre littéraire. J’avais déjà donné un exemple un jour, avec le personnage de Tom Cruise dans Minority Report : son fils a été enlevé et il ne l’a jamais revu ; c’est un film de science-fiction mais son traumatisme pourrait fonctionner dans n’importe quel genre.

***

Me voici donc, après plusieurs séances de casse-tête :

  • avec un ou des personnage(s) majeur(s) de mon futur roman qui a/ont un ou des but(s) ;
  • je connais concrètement le pourquoi de ce but et je sais aussi (ou j’ai une liste de possibilités à travailler plus tard), pourquoi personnellement/profondément le personnage agira dans ce but ;
  • j’ai également réfléchi aux possibilités pour faire intervenir / traiter la motivation plus profonde qui pousse le personnage vers le but, en réfléchissant au milieu du deuxième acte (pour voir comment je peux m’organiser)

On peut imaginer, autant de fois qu’on le souhaite, qui veut quoi – et pourquoi concrètement et pourquoi intimement. Gardez toutes vos idées, même les « mauvaises », parce qu’on ne sait jamais…

Il n’y a aucune loi, aucune règle. Je préfère le rappeler parce que je me suis « faite avoir » pas mal de fois, cette année, en lisant ce genre de rapport d’expérience que je suis en train de faire 🙂 parfois présenté comme « la meilleure chose à faire » alors que c’est juste une façon de faire parmi d’autres.

Deuxième casse-tête : la difficulté (ou le « conflit »)

S’il n’y a pas de difficulté, il n’y a pas d’histoire à raconter, n’est-ce pas. Je préfère me faire rapidement une idée de ce qui va rendre difficile le parcours vers le but.

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J’ai une idée d’antagoniste.

Qui va empêcher mon protagoniste d’atteindre son but ?

Quand vous faites du brainstorming pour écrire un roman, vous pouvez tenir de suite une difficulté en élaborant le but. C’est le cas de l’exemple suivant : « Un homme veut sauver sa femme, kidnappée par la mafia russe ».

La mafia russe est la difficulté (principale, en tout cas). J’ai pensé à la difficulté en pensant au « qui veut quoi et pourquoi ». J’ai déjà créé un conflit.

La difficulté peut très bien vous venir à l’esprit après les premières réflexions. C’est le cas de l’exemple : « Jean veut trouver un trésor ».

Pour ma part, je fais des listes, parce qu’il faut une très grande difficulté pour que l’histoire soit prenante, et je ne trouve pas forcément la plus grande du premier coup !

Je préfère ne pas aller trop loin et me contenter de lister des possibilités. Mais ce deuxième casse-tête me paraît très important car il permet de dessiner l’antagoniste.

J’ai appris cette année, en faisant des recherches sur le sujet, que de nombreux auteurs débutants (dont je suis), ont tendance à beaucoup travailler leur personnage principal et pas suffisamment leur antagoniste (ce que j’ai fait pour mon premier roman).

Pour mon deuxième roman, j’ai commencé très tôt à travailler « les méchants ».

C’est du brainstorming ; je ne veux pas pousser le remue-méninge trop loin mais quand je commence à avoir une représentation du ou des protagoniste(s), je me représente un peu l’antagoniste. Qui (et comment et pourquoi car lui aussi doit avoir des motivations…) va vouloir empêcher mon héros d’atteindre son but ?

  • Des membres de la famille de Jean vont-ils se déchirer en cherchant le trésor ?
  • Ou des mutans de la planète Xanor-Zores C.44 recherchent-ils aussi le trésor ?
  • Ou la mafia russe ?
  • Ou des membres de la famille de Jean, puis des mutants, puis la mafia russe ?

Blague à part, je liste autant de possibilités que mon cerveau le peut et c’est de cette façon que je peux choisir ce qui m’apparaît comme le plus intéressant à développer.

Quand est-ce que la difficulté apparaîtra ?

Aujourd’hui, dans les romans, la difficulté apparaît assez vite, dans le sens où elle est au moins évoquée, généralement entre l’événement déclencheur et la fin du premier acte, ou alors au tout début, mais pas nécessairement de façon directe.

Si la difficulté apparaît tout à coup (sans la moindre préfiguration) une fois que le but est connu, il n’y a aucune sorte de tension dans les premiers chapitres. Ceci dit, dans de nombreuses histoires, ce n’est pas l’antagoniste qui apparaît au début, mais autre chose qui préfigure que ce ne sera pas facile.

Par exemple, dans une histoire de monstre alien, on ne voit pas le monstre avant la fin du premier acte, mais on peut se douter que ça va être compliqué parce que… par exemple, ça se passe dans un vaisseau spatial, ou sur une planète où tout le monde est mort, ou dans un endroit où personne n’est armé…

On peut aussi entendre le monstre, sans le voir. Ou tomber sur sa cachette et il n’est pas là. Le lecteur devine qu’il va y avoir un gros souci… sans savoir exactement à quelle sauce les protagonistes seront mangés.

Il y a de multiples façons de procéder. Je préfère, à cette étape de mes réflexions, me demander quand et comment l’antagoniste va faire sa première apparition. Je suis traumatisée 🙂 de ma première expérience de romancière et je ne veux plus jamais travailler mon antagoniste après mes personnages principaux.

Après, il faut faire trop de « couture » pour tout relier !

Troisième casse-tête : creuser les pistes

Pour creuser les pistes élaborées pendant mes séances de brainstorming, je me suis demandée comment mon personnage « en est arrivé là », c’est-à-dire ce qui l’a mené au premier moment clé et je commence à donner vie à mon personnage.

En fait, j’ai plusieurs protagonistes. Je le fais donc pour chacun d’entre eux.

1-Comment mon personnage en est-il arrivé là ?

Si je me demande comment mon personnage principal en est arrivé à vouloir trouver un trésor (premier moment clé/fin du premier acte), c’est que je réfléchis à un autre moment clé du premier acte : l’évènement déclencheur.

Il s’agit de l’évènement qui va précipiter mon personnage dans l’histoire et il ne tarde pas à se produire, en général. On voit aussi, dans de nombreux romans aujourd’hui, que ce qui va déclencher l’histoire se produit dès le premier chapitre – parfois, dans la première scène.

L’évènement déclencheur peut être banal, sortir de l’ordinaire ou être « grandiose ». Assez souvent, c’est quand même le fruit du hasard ; disons que le protagoniste n’a pas voulu que ça se produise.

Si je cherche ce qui va conduire Jean à se mettre en quête d’un trésor… Il peut avoir hérité à la mort d’un proche, avoir entendu une conversation, avoir trouvé une carte indiquant l’emplacement d’un trésor… Je refais une liste de possibilité.

Ceci me permet de visualiser, très tôt dans le processus de casse-tête, qui peut être ce personnage principal. C’est pour cette raison que je creuse très vite cette piste du « comment en est-il arrivé à ce but ? ».

À partir de là, vous pouvez vous poser de très nombreuses questions.

Pour ma part, je les écris toutes, sans chercher à les classer.

Si, par exemple, je décide que Jean a hérité d’un trésor pour déterminer comment il va en arriver à chercher un trésor, je vais me demander, sans doute : qui est mort ? Je fais donc une autre liste : son père, sa mère, les deux, un membre plus éloigné de sa famille, un bienfaiteur inconnu… ?

Même si certains détails, au final, n’apparaîtront pas dans mon roman, je vais me casser la tête le plus possible. Par exemple, peut-être que le lecteur ne saura jamais de quoi est morte la personne qui lègue le trésor à mon protagoniste, mais je vais le noter. Quelle relation entretenait-il avec cette personne ? Comment Jean apprend-t-il qu’il a hérité d’un trésor ? D’ailleurs, quel est ce trésor ? Où peut-il être ? Etc.

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Je commence à imaginer vaguement quelqu’un…

2-Qui est mon personnage principal/qui sont mes personnages principaux ?

Les questions qu’il faut se poser sur le personnage dépendent de l’histoire.

Si on a envie, bien sûr, de développer un peu ses personnages avant de trop développer l’histoire, ce qui n’est pas une loi – mais cela peut, je pense, permettre d’obtenir plus facilement une histoire dont les moments clés dépendront fortement des personnages et ainsi éviter d’avoir une impression de pantins poussés par les événements.

Il existe des questionnaires pour construire ses personnages et ça peut donner des idées, mais c’est tellement lié à l’histoire et celui/celle qui la raconte…

Par exemple, l’histoire de mon deuxième roman se déroulera dans un monde post-apocalyptique. Il ne m’est pas utile de réfléchir au salaire de mes personnages ou à leur lieu de travail. En revanche, leurs anciennes professions pourraient me donner des idées de compétences et savoir-faire utiles à l’histoire.

A ce propos, je crois que les compétences et savoir-faire sont toujours importants à méditer, peu importe le genre littéraire.

 

Comme je tiens le but, les motivations et la difficulté, ou j’en ai une vague idée, je peux essayer de voir quelle(s) qualité(s) seront utiles à mon personnage dans cette histoire que je vais raconter et quel(s) défaut(s) pourraient lui compliquer son parcours.

Mais avant d’aller trop loin dans le développement du personnage, je commence à réfléchir à différents points qui rendent les humains humains.

Et ce ne sont pas les qualités.

C’est tout ce qui est « pas beau ».

Généralement, un auteur imagine son personnage principal en commençant par ses qualités. Ce processus m’oblige ainsi, d’ores et déjà, à réfléchir à la part d’ombre ! En plus, ça m’aide à réfléchir en parallèle à l’antagoniste (par exemple, comment celui-ci peut exploiter les failles du personnage).

Je vais donner quelques possibilités de part d’ombre. Mon personnage principal (ou mes personnages) pourrait-il être tout de suite plus intéressant avec :

  • un lourd secret
  • un grand regret
  • un deuil pas encore « fait »
  • un fantôme du passé
  • une fausse croyance ou plusieurs
  • une passion dévorante
  • une obsession
  • une dépendance
  • une peur, voire une phobie
  • un ennemi de longue date (qui pourrait ne pas être l’antagoniste)
  • une enfance maheureuse
  • un traumatisme
  • une petite faiblesse
  • un trouble psychologique
  • un problème de santé
  • un handicap
  • une erreur de jeunesse voire un casier judiciaire
  • une liaison dangereuse
  • un amour déçu
  • une relation tendue ou complexe
  • un proche malade
  • un rêve qui n’a jamais vu le jour
  • une ambition avortée
  • une frustration
  • une mauvaise habitude
  • un sentiment de culpabilité

Cette liste pourrait ne jamais se terminer. Il suffit de penser à toutes les choses les plus dures dans la vie, ce qui fait que vous passez un sale quart d’heure 🙂 mais ça vaut la peine.

Ah et aussi, ne pas oublier que parfois, des événements que vous jugez pas tellement bouleversants peuvent être traumatisants pour d’autres personnes. Donc une part d’ombre peut très bien prendre une apparence « anodine » et cela va pourtant peser sur le personnage.

Quand vous trouvez quelque chose, ça pourra expliquer une ou plusieurs décisions ou des actes du personnage… Vous n’avez pas forcément à le formuler (qu’il ou elle a eu une enfance malheureuse ou autre chose) mais ce sera cohérent et le lecteur pourra peut-être même le soupçonner tellement c’est cohérent.

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J’ai trouvé un souvenir douloureux à mon personnage. Je vais pleurer un bon coup et je me remets au travail 🙂

 

Fin du casse-tête

Je suis satisfaite de mon brainstorming s’il m’a permis d’identifier :

  • le but d’un personnage
  • ce qui motive ce but
  • une motivation plus profonde et personnelle
  • quand cette motivation va se dégager
  • comment mon personnage en arrive à vouloir atteindre ce but
  • qui (à peu près) est ce personnage et surtout sans négliger sa part d’ombre
  • la difficulté qui va survenir, via « un méchant »
  • quand et comment je pourrais introduire le méchant

Je n’ai pas d’histoire. Juste une idée plus nette.

Je laisse reposer quelques heures ou jours. Pour mon deuxième roman, pendant ce temps de repos, j’ai regardé plusieurs films traitant de près ou de loin des mêmes sujets ou ayant des bases d’intrigue similaires à celle de mon futur roman.

Je relève notamment :

  • les clichés du genre : certains peuvent avoir du bon et sont même plutôt des codes du genre donc un amateur du genre va plus ou moins les attendre ; je préfère en éviter d’autres.
  • les compétences et domaines d’expertise nécessaires aux personnages pour sen sortir.
  • les qualités nécessaires aux personnages pour s’en sortir.

Ensuite, il y a une première phase de recherches pour vérifier deux ou trois idées avant de trop les développer. Puis je remets les recherches à plus tard pour commencer à travailler sur la structure de l’histoire.

Avant d’aller trop loin dans l’histoire, pour moi il y a un « univers » à bâtir.

Voilà, c’est ce que j’ai fait pour commencer à construire un petit quelque chose pour mon deuxième roman ; tout ceci est en bonne partie basé sur ce que je pense être des « erreurs » commises pendant le brainstorming pour mon premier roman.

Je dois mentionner Janice Hardy, dont le blog et plusieurs livres ont provoqué des déclics chez moi, les cours d’écriture de Brandon Sanderson légalement disponibles sur Youtube, les petits e-books que j’ai lu cette année, mais je dois dire que ce qui m’a le plus aidée à avancer un peu depuis mon premier roman, c’est vraiment de m’être remise à lire des romans !!

2 réflexions sur “Développer une idée pour écrire un roman (brainstorming)

  1. maelyshanoire dit :

    Super article ! Moi ce que je trouve le plus difficile en écrivant c’est de ne pas trop s’éparpiller et de rester avec un seul but en tête. J’essaye aussi de ne pas aller trop vite et de ne pas brûler les étapes, faire durer le suspense. 🙂

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    • Mariella dit :

      Merci ! J’avais eu un problème avec le suspense, à force de vouloir faire du suspense, dans mon premier brouillon j’en étais rendue à ne plus donner aucune information (de peur qu’on comprenne trop vite !), et on ne comprenait plus rien 🙂 !

      Aimé par 1 personne

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