La structure en 3 actes pour écrire un roman (1/3)

L’une des façons de construire une histoire pour écrire un roman est vieille comme le monde : la structure en 3 actes ! Elle porte plusieurs noms, dont l’un fait référence à Aristote. C’est un schéma qui traverse les millénaires et les cultures. Comme j’en parle de temps en temps sur ce blog, je me suis dit que je devrais aborder le sujet.

Qu’est-ce que c’est ?

C’est juste un plan de base qui sert de guide.

D’abord, vous y intégrez la quantité d’informations que vous voulez. Il y a des auteurs qui entrent dans les détails scène après scène et d’autres qui ne font que réfléchir dans les grandes lignes, puis ils se mettent à écrire leur histoire. Entre ces deux extrêmes, il y a autant de façons de travailler un plan d’histoire qu’il y a d’écrivains.

Par ailleurs, un premier roman vous permet de découvrir comment vous fonctionnez, mais une autre histoire pourrait vous demander de travailler différemment : je pense que le choix d’une structure et la façon de la travailler dépendent de chaque auteur et aussi de chaque histoire.

Ce sont des principes (et non des lois) auxquels on peut se référer et qui peuvent aider à ne pas jeter son premier brouillon de dizaines de milliers de mots à la poubelle parce que l’histoire n’a ni queue ni tête. Toutefois, comme en peinture ou tout autre domaine artistique, il faut bien connaître un minimum les techniques utilisées pour pouvoir se les approprier.

Enfin, écrire un roman est un projet artistique de très grande envergure (travail à fournir, complexité du travail, temps à y consacrer…). Structurer une histoire n’est qu’une étape de la phase de préparation, parmi beaucoup d’autres, et il n’y a pas d’ordre établi : des auteurs fonctionnent bien en commençant par là, d’autres s’y retrouvent mieux en commençant par développer un personnage, un lieu, etc.

J’ajoute que les auteurs n’obtiennent pas un manuscrit final 100% fidèle à leur plan initial. Au moment d’écrire, vous pouvez changer d’avis à tout instant ou prendre de nouvelles directions par rapport à votre plan. Ainsi, même ceux qui structurent en détails peuvent connaître le fameux syndrome de la page blanche ! Et puis il y a toute la phase de révisions qui change parfois beaucoup de choses.

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Il s’agit juste de prendre des décisions. Parmi les milliards de milliards de décisions possibles !

Notez que les histoires bâties à partir de la structure en 3 actes ont généralement un personnage central ou « héros ».

Oui, c’est le cas de la plupart des romans. Il existe toutefois des histoires avec plusieurs personnages « d’importance égale » (même si, le plus souvent, l’un d’eux se détache quand même du lot = le lecteur s’y attache plus). Disons que dans le cas où vous songez à une histoire qui ne comporterait pas « un personnage nettement plus important » qu’un autre, vous pourriez (ou pas) avoir plus de facilités en étudiant d’autres types de structures d’un récit.

Conseils

Je vous fais part de ce qui m’a aidée, avec ma petite expérience riche en déboires et moments de découragement, si vous débutez, vous aussi.

Décortiquez des histoires !

Certes, on peut préférer ne pas lire de romans pendant qu’on écrit un roman. Personnellement, je voulais me former à l’art du récit en me forgeant ma propre opinion ou vision à travers de nouvelles lectures.

Vous pouvez prendre un roman (ou plusieurs) que vous aimez et lister ses grands moments, ses tournants majeurs, jusqu’à obtenir un plan. Si vous le faites, décelez surtout comment l’auteur vous a donné envie de continuer jusqu’à la fin.

Que cela corresponde ou non à une structure en 3 actes n’est pas vraiment important, à mon avis. Ce qui peut être utile, en revanche, c’est éventuellement de vous auto-corriger plus tard, quand vous avez appris plus de choses. Selon les romans et les auteurs, il peut s’avérer facile ou très difficile de traquer les tournants d’une histoire (aussi, parfois, il y a une ou des histoires secondaires qui viennent vous compliquer l’exercice !).

Lisez au moins 2 livres sur le sujet

Lisez au moins 2 livres dédiés à l’écriture d’un roman / techniques de narration / narratologie / art du récit, plus si vous le pouvez, car si l’on retrouve certains principes « un peu chez tout le monde », tout ceci relève de l’art et non de la science.

Il y a différentes façons de structurer une histoire, mais aussi différentes visions des techniques de structuration. J’ai commencé à bien comprendre, il me semble, en lisant un troisième auteur qui parlait de la structure en 3 actes : comprendre à quel point je suis libre d’exploiter tous ces principes comme je le souhaite, mais qu’une histoire a besoin de certains rouages pour « faire tourner les pages ».

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Comme les peintres, les auteurs peuvent étudier des techniques et le travail des grands maîtres, faire des esquisses et tester des outils.

Plan de ce que nous allons étudier

Les bases de la structure en 3 actes que nous allons passer en revue portent différentes appellations selon qui nous en parle. Je reste assez classique, mais j’utilise aussi mes propres termes et vous retrouverez mes principales sources en fin d’article.

Si ce travail est basé sur des lectures et des recherches, c’est aussi mon interprétation ; quand vous plongez dans les affres du remue-méninges, vous vous faites votre propre interprétation.

Premier acte (cet article)

  • Situation initiale
  • Evènement déclencheur
  • Premier moment clé

Deuxième acte (étudié là)

  • Réaction à la difficulté
  • Milieu (deuxième moment clé)
  • La difficulté frappe fort

Troisième acte (ici)

  • Troisième moment clé
  • Le pire
  • Le point culminant
  • Le dénouement

Le premier acte

Introduction

Le premier acte d’une structure en 3 actes est une première série de chapitres (découpage standard d’un roman) qui établissent l’histoire en menant d’une situation initiale à (ce que j’appelle) un premier moment clé.

Vous l’aurez remarqué en tant que lecteur, le personnage principal apparaît le plus fréquemment au début du premier acte, parce que l’idée est qu’il faut « quelqu’un à qui s’attacher pour continuer sa lecture ». Attention, « s’attacher » ne signifie pas exactement « aimer » mais plutôt vouloir connaître le sort.

On peut découvrir ce personnage central de l’histoire :

  • dès la première scène (assez souvent dans les premières lignes)
  • plus tard, mais dans le premier chapitre
  • dès le prologue s’il y a un prologue
  • plus rarement après le premier chapitre, mais ça arrive

Quand un récit comprend un personnage central, celui-ci est (à ma connaissance) impliqué dans / concerné par l’événement déclencheur. Ainsi, il apparaît volontiers avant l’événement déclencheur.

À quelques % près, les aficionados de la structure en 3 actes estiment généralement que le premier acte représente 25 % d’un roman. >>> Attention, attention… 🙂 <<< Ceci n’est qu’un repère, je dirais même un vulgaire repère.

Mais ce repère peut aider à obtenir un certain équilibre dans cette structure. Parce que le volume attribué au deuxième acte est 50 % et au troisième, 25%.

Concrètement, on ne peut pas apprécier un roman ou un film, ou n’importe quelle forme de récit, si toute cette partie où les fondations de l’édifice sont posées est beaucoup plus longue que la phase de « l’action » (action au sens de quête vers le but). Sinon, on se dit « tout ça pour ça ?! ». Et pour ce dernier acte, dont le rôle sera de mener vers la fin, il n’est pas naturel qu’il dure aussi longtemps que cette partie d’une histoire où se déroule le cœur du conflit. Sinon, on se dit « mais quand est-ce que ça va se terminer ? ».

Donc ces repères servent juste à ne pas se retrouver avec une histoire complètement disproportionnée dans ses grands tournants.

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Nous avons certains repères, en tant que lecteurs ou spectateurs. Des romans ou des films nous paraissent parfois longs à démarrer ou à finir. Ceci ne dépend pas que des choix de structure, mais une impression de déséquilibre (de volume/durée entre les grands tournants) peut gâcher le plaisir.

La situation initiale

La situation initiale est le commencement de l’histoire. Elle permet au lecteur d’entrer dans l’histoire en faisant connaissance avec le ou les personnages principaux. Nous ne sommes généralement pas habitués à voir apparaître un personnage « important » au troisième acte ; c’est sans doute la limite raisonnable. Sinon, un personnage important peut bien sûr apparaître après la situation initiale.

  • Certains romans ont des situations initiales un peu longues. C’est nécessaire à l’histoire.
  • D’autres enchaînent plus vite les événements qui mènent à l’événement déclencheur.
  • Il arrive aussi que l’événement déclencheur se produise très, très tôt dans le premier chapitre.

Qui/quoi s’oppose au but du/des protagoniste(s) (le gros problème, le conflit, la difficulté) n’apparaît pas dans la situation initiale. On peut parfois se douter de la nature de la difficulté qui va survenir, mais on n’a pas tous les éléments pour se la représenter précisément. La quatrième de couverture ou le titre peut nous en donner une idée. Par exemple, si j’achète un roman intitulé « Tsunami », je m’attends à ce qu’il se produise un tsunami…

Quelques types de situations initiales :

  • « tout va bien, mais » : on est à un moment de la vie d’un personnage et quelque chose ne va pas tout à fait. Par exemple, des romans commencent alors que le « héros » se trouve dans une situation personnelle compliquée/problématique (c’est d’ailleurs un moyen de le rendre attachant). La difficulté qui sous-tend l’histoire n’est pas ce problème personnel, mais le personnage devra faire face à la difficulté avec son lot de soucis…
  • « tout va bien ». Ce qui ne signifie pas que rien ne se passe et que l’on s’ennuie. Généralement, on sait que ça va aller mal, voire très mal. D’abord, on prend le temps de découvrir une certaine normalité, vie ordinaire, etc.
  • « ça va déjà mal » (ma préférence personnelle). Il ne s’agit pas du « gros problème » qui sous-tend l’histoire, parce qu’il faut donner le temps au lecteur de faire connaissance avec le(s) personnage(s). Sinon, quand le problème arrive, le lecteur n’a pas ou pas assez envie de savoir comment le(s) personnage(s) vont le surmonter.

Pour vous donner un exemple, si je décide de raconter l’histoire d’un couple qui partira à la recherche de sa fille kidnappée par la mafia, je peux choisir de commencer l’histoire :

  • au début d’un week-end et on voit un peu la vie de la famille, les relations, etc. (tout va bien) et l’événement déclencheur sera (certainement) le kidnapping.
  • par une petite dispute de couple (tout va bien mais) préfigurant ainsi que la quête pour retrouver leur fille pourrait comporter une difficulté supplémentaire et l’événement déclencheur sera (certainement) le kidnapping.
  • en montrant les parents choqués qui viennent d’apprendre le kidnapping de leur fille et l’événement déclencheur ne sera donc pas le kidnapping ; à titre d’exemple toujours : une sombre histoire du passé les empêche de contacter la police et ils vont devoir régler ça eux-mêmes. L’événement déclencheur pourrait être le moment où ils vont se rendre compte qu’ils ne peuvent pas appeler la police.

Parfois, un roman commence alors que les personnages sont déjà embourbés dans un problème en lien direct avec le conflit majeur de l’histoire. Il peut y avoir un flashback  qui va expliquer ce qui s’est passé. C’est le cas, par exemple, du roman La 5e Vague (Rick Yancey). Il faut choisir où placer ce flashback. Parfois, un flashback n’est pas du tout nécessaire.

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Il existe absolument toutes sortes de situations initiales dans les histoires ! Comment aimez-vous les débuts de romans ? Réfléchir à ses préférences personnelles peut aider à élaborer le commencement de son roman.

Personnellement, je n’arrive pas à commencer un remue-méninges ou brainstorming par la situation initiale. Il y a trop de directions possibles ! Alors je commence par réfléchir au premier moment clé. Mais d’abord, voyons ce qu’est cet événement déclencheur.

L’événement déclencheur

Le personnage principal, central ou « héros », dont le lecteur a fait la connaissance et auquel il a (espérons-le !) commencé à s’attacher, vit un événement (est impliqué dans / concerné par). Je pense que l’essentiel est de se dire que l’événement a des répercussions sur sa vie.

Cet événement est, le plus fréquemment, indépendant de sa volonté. Mais plus exactement, le personnage n’a pas voulu de ces répercussions sur sa vie.

Et pourtant, il va être plongé dans l’histoire et de façon irréversible. Car un événement déclencheur peut être d’apparence banale ou plus « grave » mais dans tous les cas de figure, il n’y a plus de retour possible à la situation initiale !!

Dans les histoires, il y a toujours des événements suivis de conséquences puis de réactions aux conséquences. Quand vous tenez un événement déclencheur (ça peut être plus facile de le déterminer si vous connaissez déjà le premier moment clé), vous pouvez réfléchir à ses répercussions et la façon dont le(s) personnage(s) va réagir. C’est ce qui va mener au premier moment clé (quand le personnage aura un but et qu’il y aura une opposition à ce but).

Tout ceci est très difficile à travailler. La situation initiale doit donner envie de tourner les pages et l’événement déclencheur doit donner encore plus envie de continuer la lecture. Le risque de décrocher est plus élevé au cours du premier acte. Vous savez, plus vous lisez et plus il devient probable d’aller jusqu’à la fin d’un roman. Mais au début, parfois, on n’est pas sûr de vouloir continuer.

En tant qu’auteur, le but est de tout faire pour que le lecteur continue. Réfléchir à une façon de susciter l’interrogation est une bonne technique de brainstorming pour tous ces tournants d’une histoire.

Et avec cet événement déclencheur, le lecteur pourrait par exemple se demander :

  • qu’est-ce qui se passe ici ?
  • qui a pu faire une chose pareille ?
  • comment est-ce possible ?
  • comment c’est arrivé ?
  • d’où ça vient ?
  • qu’est-ce qui se cache derrière tout ça ?
  • etc.

Le lecteur doit vouloir savoir quelque chose.

Le premier moment clé

Tentative de définition

Ce tournant majeur porte divers noms exprimant parfois l’idée que l’action, la quête, les péripéties, la galère… va/vont commencer. C’est la fin du premier acte d’une structure en 3 actes. 

Il n’y a aucune règle ; je rappelle également que tout ceci concerne un processus artistique et qu’au final, vous faites ce que vous voulez 🙂 (mais les lecteurs, selon les genres de romans notamment, ont certaines attentes et je pense qu’en tant qu’auteur inconnu, surtout inconnu et indépendant, il vaut mieux ne pas trop s’écarter de « ce qui se pratique »). Selon les romans, on peut voir qu’il y a un événement déclencheur et puis très vite après, on perçoit la fin d’un premier acte, ou il se passe encore pas mal de choses entre ces deux points.

Ce que je pense avoir compris, surtout en commençant à travailler sur mon deuxième roman (je vois bien certaines erreurs que j’ai commises en travaillant sur le premier), c’est que dans un roman, il arrive toujours ce moment où :

  1. nous connaissons le but du personnage principal et ce qui le motive à agir dans ce but (s’il y a plusieurs personnages importants, nous connaissons le but de chaque personnage et pourquoi chacun d’eux a ce but).
  2. nous connaissons l’opposition à ce but.

Donc, le conflit majeur de l’intrigue, la difficulté principale, le gros problème… est  connu. Nous savons qui veut quoi et pourquoi et qui/quoi va faire opposition.

Et à mon avis, ce qui nous fait continuer de lire un roman, à ce moment-là, c’est que nous connaissons aussi les enjeux. C’est-à-dire que si le personnage ne réussit pas sa quête vers son but, nous savons ce qu’il va lui en coûter.

Selon les histoires, cet enjeu ou ces enjeux peuvent être par exemple :

  • tout le monde va mourir 🙂
  • le tueur restera dans la nature et fera d’autres victimes
  • l’épouse du héros voudra le quitter
  • les extraterrestres vont nous manger
  • le héros ne rentrera jamais chez lui

Peu importe que l’enjeu/les enjeux soient super gravissimes pour toute la galaxie ou une déception pour une personne, à partir du moment où un lecteur ne veut pas que ça se produise, il continue de lire pour savoir.

Toutefois, s’il n’y a pas d’enjeux personnels pour le personnage principal, (voir point n°11) c’est plus difficile de s’accrocher.

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Une histoire est toujours prenante si vous savez que le personnage auquel vous êtes « attaché » risque de « perdre » (ou manquer, passer à côté…) ce qu’il ne veut surtout pas perdre.

 

La vie du personnage central ou héros prend un tournant radical au premier moment clé d’un roman. Que vous soyez en train de raconter comment votre protagoniste perd son chat ou comment la centrale nucléaire explose, c’est « énorme ».

Le grand changement

Le premier moment clé, c’est « quand les ennuis commencent ». C’est un très grand moment d’une histoire et l’une des techniques employées en littérature et au cinéma, consiste à introduire une forme de « changement frappant ». Par exemple : on assiste soudain à une scène violente alors que tout ce qui s’est passé jusque-là était sans violence, ou bien un tout nouveau personnage apparaît, etc. Assez souvent, pendant ou juste après le premier moment clé, on change de lieu, ou l’ambiance a complètement changé, ou on met le cap vers une nouvelle direction, ou des chemins se séparent, etc.

Bref, il y a un nombre infini de possibilités mais fréquemment, la fin d’un premier acte s’accompagne d’une ou plusieurs « nouveautés » qui vous font sentir que tout est en train de changer.

Parlons de la difficulté

Chaque auteur décide du moment où la difficulté pointe le bout de son nez dans l’histoire et de quelle façon. Comme il faut créer l’envie de lire, les auteurs qui ne dévoilent pas la véritable difficulté jusqu’à la fin du premier acte nous font pressentir certaines choses.

La difficulté est parfois plus ou moins « présente » dès la situation initiale. Par exemple, dans une dystopie, une partie de la population vit très mal. On ignore encore tout du conflit de l’histoire, du méchant, etc. On pressent juste que le conflit sera en lien avec la « situation présentée » (dans cet exemple, le simple fait qu’il y ait deux mondes).

La difficulté (ou l’antagoniste plus directement) est parfois préfigurée avec l’événement déclencheur. Par exemple, je lis un thriller. On a trouvé un corps et c’est l’événement déclencheur. Le policier s’aperçoit que le tueur ne peut pas en être à sa première victime (indices sur le corps, la scène de crime…). Nous ignorons tout de ce qui va se passer, mais nous savons qu’il y a un tueur en série dans la nature.

La difficulté apparaît parfois après l’événement déclencheur. Par exemple, un homme tombe en panne en rase campagne (événement déclencheur). Il cherche une maison (car il n’a pas de réseau pour téléphoner, évidemment). Il voit de la lumière et frappe à une porte. Rapidement, il se dit qu’il n’aurait jamais dû entrer dans cette maison, car le propriétaire est très bizarre, et il ne peut plus sortir de la maison, et il y a des animaux empaillés…

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Au premier moment clé, la difficulté a « frappé ».

A la fin du premier acte, la difficulté a « frappé » en quelque sorte : elle a impacté la vie du héros. Mais ce n’est rien en comparaison à ce qui va venir…

Il y a de nombreuses possibilités et ce sont juste des grandes lignes pour réfléchir à la question. Il faut faire attention à ne pas se focaliser sur le personnage principal et négliger l’antagoniste (la personne, l’entité, la force… qui s’oppose au but du personnage principal).

Au premier moment clé, le lecteur a connaissance de la difficulté. Le(s) personnage(s) y ont été confronté(s). C’est peut-être grave, catastrophique, tragique, atroce… Mais il faut que la progression suive le schéma « de pire en pire ». Donc, si le premier acte se termine sur un énorme drame où tout le monde meurt (par exemple), il faut pouvoir imaginer pire, et pire, et encore pire… 🙂

On considère que le deuxième acte commence avec une réaction à la difficulté. Je crois que j’emprunte le terme à Janice Hardy ; il y a plein d’autres termes utilisés et celui-ci était parlant pour moi.

Je continue le week-end prochain.

 

Sources principales.

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