4 façons d’écrire une trilogie (SF)

Avec un projet d’écriture de trilogie, une réflexion difficile (parmi d’autres) peut s’imposer très tôt, celle qui concerne le lien entre les tomes.

En quoi trois livres forment-ils une trilogie ? En lisant des trilogies, on voit qu’il y a pas mal de réponses possibles à cette question. Parce que telle ou telle forme de structure dépend de l’histoire. La structure ou « le liant » rend service à l’histoire racontée. 

Examiner ce qui se pratique dans le genre littéraire auquel son histoire appartient me paraît nécessaire. Et pour y voir plus clair, j’ai voulu identifier les principales façons d’écrire une trilogie. J’en ai trouvé 4 pour la science-fiction (et le genre fantasy également). Si vous voyez autre chose, un exemple sera plus que bienvenu, ça m’intéresse vraiment beaucoup ces temps-ci.

A noter que toutes ces formes de trilogie partagent bien sûr un point commun, le thème. Chaque tome a généralement des thèmes qui lui sont propres et participe, en même temps, à soulever une même « grande question transcendante » : la trilogie a son thème principal.

1- Trois histoires forment une histoire

La trilogie est un type de série littéraire très répandu dans ce qu’on appelle les littératures de l’imaginaire. Et le genre science-fiction regorge particulièrement de cette « forme » de trilogie :

  • Trois histoires forment une histoire.
  • Le traitement du récit est chronologique.
  • Le même protagoniste et le même antagoniste s’opposent dans les trois tomes.

Pour bien profiter de sa lecture, un lecteur ne peut que lire ce type de trilogie dans l’ordre 1,2,3.

La trilogie Hunger Games de Suzanne Collins est un bon exemple. Ce sont trois histoires différentes qui forment une « plus grande histoire », racontées chronologiquement et Katniss Everdeen a pour grand ennemi le président Snow à travers toute la trilogie.

Ce projet-là convient si on développe un personnage nettement plus important que les autres pour l’avancement de l’intrigue. Il ou elle demande un énorme travail afin d’accrocher des gens pendant trois romans ! Pour un lecteur, la satisfaction provient essentiellement du fait qu’il assiste à l’évolution (intérieure) de ce personnage. S’il s’y attache dans le premier tome, c’est un vrai plaisir de le retrouver dans le 2e et 3e, de suivre – au-delà des péripéties – son « combat contre lui-même » ou « parcours personnel », de constater le changement entre le 1er et le dernier livre.

En cela, je pense que c’est une forme de trilogie relativement intimidante pour une première expérience d’auteur de romans. Sans compter que le grand conflit qui sous-tend toute la trilogie doit être assez élaboré pour s’étendre à travers trois romans entiers.

Chaque tome offre un dénouement qui répond aux questions importantes posées par l’histoire dans le tome. Il reste toutefois des questions non résolues qui méritent une suite. Autrement dit, avec ce type de trilogie, chaque tome est une histoire à part entière, avec son conflit et son dénouement, histoire qui ne se termine pas « en plein suspense »  pour les tomes 1 et 2, et en même temps, il y a comme une évidence que chaque histoire fait partie d’un tout.

  1. Le 1er tome a son conflit, en même temps qu’il met en place le grand conflit de la trilogie.
  2. Le 2e tome a son conflit, différent du 1er mais on retrouve le but du protagoniste établi au tome 1.
  3. Le dernier livre de ce type de trilogie a son conflit, résolu à la fin (dans le sens où toutes les questions importantes posées par l’histoire trouvent une réponse) et il offre aussi un dénouement au grand conflit de la trilogie – différents antagonistes/représentants de l’antagoniste/nouveaux méchants divers et variés… apparaissent souvent dans les 2e et 3e tomes, mais ce dernier offre la confrontation (tant attendue) entre le protagoniste et l’antagoniste présents dans l’histoire depuis le début. En cela, le 3e tome de ce type de trilogie est fréquemment comparé à un point culminant.

Il y a de quoi y passer du temps !!

En menant la réflexion sur la structure de sa trilogie, il faut éventuellement faire attention à quelque chose : ce qu’on aime habituellement en tant que lecteur ne convient pas forcément à l’histoire qu’on est en train de développer.

2- Une histoire est racontée à travers trois tomes

Au-delà des grands types de structures qu’on peut identifier, les auteurs de trilogies ont des façons très différentes de procéder. Parfois, à la fin du 1er tome, vous avez le sentiment qu’il existe une suite. Vous n’avez pas l’impression d’être comme « forcé de la lire ». Pour cet autre type de trilogie, vous n’avez pas le choix. Vous lisez une histoire qui s’étend sur trois volumes : 

  • la fin du tome 1 ne répond pas aux grandes questions posées par l’histoire
  • d’ailleurs, cette fin peut même poser au moins une nouvelle question importante -les protagonistes dans ce type de trilogie voient assez souvent leur situation « empirer » à la fin du tome 1 et du tome 2 ; les enjeux ne font que s’intensifier
  • la fin du tome 2 peut élucider un ou des « mystères » relatifs à l’intrigue, mais pour obtenir satisfaction, il faut lire le tome 3

La narration de ce type de trilogie est aussi chronologique, avec le même antagoniste dans les trois tomes (même s’il y a souvent de nouveaux « méchants » en cours de route) et le même protagoniste (ce qui n’exclut pas que des personnages secondaires, ou de nouveaux personnages, prennent plus d’importance dans un tome 2 ou 3).

Le Seigneur des anneaux de Tolkien correspond à ce type de structure (certes, à la base, ce n’était pas une trilogie). La fin des tomes 1 et 2 n’offrent pas à proprement parler de dénouement. Clairement l’histoire continue.

On a donc le sentiment de lire disons « un roman découpé en trois livres ».

Je me trompe peut-être, mais j’ai vaguement l’impression que « laisser le lecteur sur sa faim » est plus courant avec les diptyques que les trilogies.

Enfin bref, ce projet-là convient à toutes sortes d’histoires en science-fiction ou fantasy, mais une seule histoire qui s’étend sur trois livres est en général une grande, riche et longue histoire ! Elle va souvent durer sur de longues périodes et/ou se dérouler dans de vastes galaxies, royaumes, etc. et/ou il y a un gros casting.

Un type de trilogie intimidant aussi !

3- Chaque tome peut être lu indépendamment

Ce type de trilogie semble coller à l’histoire que je développe, mais honnêtement, c’est un énorme casse-tête avec plein de pièges.

Dans les grandes lignes :

  • un lecteur peut lire le 1er tome et, si ça lui plaît, il peut lire le 2 et le 3. Jusqu’ici, tout est normal…
  • un autre lecteur peut lire le 2e tome sans avoir lu le premier et comprendre l’histoire qui est pourtant liée à celle du premier tome.
  • et ça dépend des trilogies, mais parfois un lecteur peut même lire le 3e tome sans avoir lu ni le 2e ni le 1er.

Alors évidemment, enfin à mon avis, lire toute la trilogie – et dans l’ordre 1,2,3 – offre toujours une expérience plus riche, plus complète au lecteur.

Mais de nombreuses trilogies ont des « tomes indépendants ». Le plus souvent, il s’agit de trois histoires qui se passent dans le même univers fictif mais pas avec les mêmes protagonistes (ou presque pas) et/ou antagonistes (ou presque pas).

Prenons l’exemple de la trilogie Spin de Robert Charles Wilson (Spin, Axis et Vortex). Même si l’expérience de lecture est alors bien différente, il est possible de lire le tome 2 sans avoir lu le tome 1 et de suivre l’histoire. Il me semble qu’il est aussi possible de lire le tome 3 sans avoir lu les deux autres.

Ce qui lie les trois tomes de la trilogie, c’est surtout le monde imaginaire que l’auteur a créé. 

Un risque important à travailler un projet de trilogie de cette façon, c’est de raconter plus ou moins la même histoire à chaque fois et c’est d’ailleurs un reproche qu’on peut rencontrer à propos de la trilogie Spin et d’autres trilogies basées sur ce « format ».

Mais des lecteurs peuvent apprécier ces trilogies « à tomes indépendants » grâce à toutes sortes d’éléments.

Voici des exemples.

L’antagoniste est le même dans les 3 tomes, mais le conflit est différent à chaque fois, parce que les protagonistes sont différents. 

Avec un lien ou un autre entre les protagonistes des trois livres. Exemple : Jean combat les zombies dans le T1, il a un bébé au cours de l’histoire, appelons-le Paul ; dans le T2 ce bébé qui a bien grandi mène le combat – vingt ans ont passé, les choses ont changé, les zombis sont peut-être devenus plus difficiles à vaincre (+ le fils n’est pas comme son père) ;  le T3 raconte l’histoire de Jeanne qui se bat contre les zombis, un lecteur qui n’a pas lu les T1 et T2 peut apprécier cette histoire ; un lecteur qui a lu les T1 et T2 (ou un des deux) va aussi apprécier des sortes de clins d’œil aux tomes précédents, comme des lieux qu’il connaît déjà ou quand Jeanne trouve le journal intime de Jean, ou rencontre le meilleur ami de Paul, etc.

Sans lien entre les protagonistes. Jean dans le T1, Paul dans le T2 et Jeanne dans le T3 n’ont aucun lien de parenté ni aucune sorte d’autre lien. Trois personnages différents se battent contre les zombies (même antagoniste). Dans ce cas, pour ne pas écrire la même histoire à chaque fois ou des histoires trop ressemblantes, des procédés courants consistent à changer d’époque (le temps qui passe dépend de l’histoire, il faut des circonstances suffisamment différentes) et/ou de lieu – tout en restant dans le même monde imaginaire, bien sûr.

L’antagoniste n’est pas le même (ou pas tout à fait) dans les 3 tomes, les protagonistes peuvent ou non changer (ou certains d’entre eux seulement). Imaginons Jean et Jeanne contre un dragon dans le T1, Jeanne toute seule contre une armée de dragons dans le T2 et un personnage secondaire du T2 qui devient le personnage central du T3 et se bat contre le chef de l’armée des dragons toujours en vie.

Pas besoin de lire la trilogie dans l’ordre 1, 2, 3 pour comprendre l’histoire de chaque tome et pourtant c’est une trilogie : lire les tomes 1, 2 et 3 apporte un sentiment de cohésion.

Avec la Trilogie de Mars de Kim Stanley Robinson, il est possible de lire Mars la verte (2e livre) sans avoir lu Mars la rouge (1er livre) – je ne suis pas sûre pour le 3e tome, par contre. C’est juste mieux de lire les trois dans l’ordre, mais on peut suivre l’histoire quand même (hum… à condition d’aimer la SF scientifique !). Cette trilogie martienne se déroule sur une très longue période, au-delà d’un siècle, ce qui me fait revenir au principe de changement d’époque.

J’ai l’impression que c’est plutôt fréquent dans ce type de trilogies.

4- Il y a un préquel

C’est un type de trilogie que j’aime beaucoup en tant que lectrice, mais j’essaie de ne pas me laisser influencer, car le plus important est que l’histoire trouve sa structure idéale. Nous avons un deuxième tome préquel d’un premier tome et le troisième est la suite du premier. Assez souvent, il est possible de lire le tome 2 avant le tome 1 sans être « largué ».

Ce préquel est indispensable au dernier volume de la trilogie. Qu’est-ce qui le rend indispensable et en même temps, on peut commencer par le 1 ou le 2 ?  Je vais donner un exemple que je connais et qui me semble illustrer le cas assez clairement (d’autres choix sont possibles, bien entendu).

La trilogie Silo de Hugh Howey se présente de la manière suivante :

  • le tome 1 vous raconte une histoire et sa fin vous dit qu’il y a une suite (vous n’êtes pas privé de dénouement pour cette histoire-là, mais vous sentez bien que le « combat » n’est pas fini) ; un personnage central évolue dans ce roman
  • le tome 2 est le préquel du tome 1 ; ça se passe avant donc, et ce roman présente un tout autre personnage central
  • le tome 3 est bien la suite du tome 1 et non du tome 2 : les deux personnages centraux du T1 et du T2 se retrouvent dans l’histoire de ce tome.

On trouve aussi de multiples trilogies de type « trois histoires forment une histoire » avec un 4e tome en préquel, et même tout une autre trilogie en préquel. La trilogie du Labyrinthe de James Dashner a, par exemple, un « tome 4 » qui est un préquel au tome 1 de la trilogie et ce tome 4 a d’ailleurs une suite.

***

Pour conclure, j’ai exploré les types de trilogies les plus fréquents en science-fiction (et fantasy). On rencontre d’autres formes ou types de trilogies, surtout si on fouille dans d’autres genres littéraires.

Attention de laisser en priorité les besoins de l’histoire déterminer le choix de la structure de la trilogie. On peut être tenté par des modèles qu’on aime beaucoup, mais ça peut desservir l’histoire qu’on veut raconter.

Sources initiales de recherches : amazon.fr, wikipedia.en, well-storied.com, nownovel.com.

J’ai fini de lire Dominium Mundi de François Baranger

J’ai récemment voulu lire de la science-fiction française et on m’a recommandé le roman Dominium Mundi de François Baranger. Ce qui suit est mon expérience de lecture (sans spoiler au cas où).

En tant qu’auteur en galère sur un roman, je suis très contente d’avoir découvert François Baranger, son travail, son univers, ses inspirations, son imagination et ses choix.

Je n’ai toutefois pas aimé cette lecture.

Une idée originale

Ceux qui essaient d’écrire un roman savent que trouver/développer une idée originale est une torture. Oui, oui, tout a été fait… mais il est toujours possible d’écrire une histoire qui n’a jamais été racontée. Et c’est le cas, ici.

C’est cette originalité qui m’a attirée, et ce que j’ai aimé avec le premier tome du diptyque Dominium Mundi, avec cette histoire qui se déroule dans l’espace et dans les années 2200, mais sous l’Empire Chrétien Moderne.

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« Un navire militaire armé par le Vatican et donc intégralement soumis à l’autorité du souverain pontife. »

L’immense vaisseau Saint-Michel, transportant un million de passagers, est en route pour la planète Alpha du Centaure (où se trouve le tombeau du Christ), et ce voyage est une expédition militaire chrétienne, autrement dit une croisade. A bord, les chefs sont des religieux et le monde est désormais régi par le pape, Urbain IX.

Nous sommes bien dans le futur, mais également dans une société médiévale sous de nombreux aspects.

Les nobles ont les plus hautes fonctions. Par exemple, le commandant de bord du Saint-Michel n’est autre que le frère du roi de France. Les femmes doivent obtenir le consentement de leur père pour se marier. Elles ne travaillent pas, sauf si elles rejoignent l’armée. Les relations avant le mariage, l’homosexualité, le blasphème, la moindre remise en question de sa foi sont des péchés pouvant être durement réprimés.

Par ailleurs, les noms des personnages valent le détour dans ce roman de voyage spatial : Godefroy de Bouillon, Robert de Montgomery, Bohémond de Tarente…

J’ai conscience que ça peut paraître loufoque, mais pour moi, tout ceci est habilement mis en place afin que s’opère la fameuse suspension consentie de l’incrédulité.

Bonjour les magouilles…

Bien que ça ne fasse pas partie de mes centres d’intérêt, je trouve que l’autre point fort du Livre 1 de Dominium Mundi est le traitement des luttes de pouvoir et ambitions personnelles détournant les dirigeants de leurs devoirs. Intrigues, manigances et manipulations, en veux-tu, en voilà.

Ceci a plus de poids sur l’histoire que la religion, pourtant omniprésente. Mais je pense que si on est croyant, il n’y a rien d’offensant et si on n’est pas croyant, il n’y a rien d’offensant non plus. De ce point de vue-là, je trouve le roman très intelligent.

Un roman « masculin »

Dominium Mundi est probablement plus susceptible de toucher et satisfaire des lecteurs que des lectrices, sauf exceptions.

Nous sommes dans une histoire de préparation à la guerre ; il y a plusieurs scènes relativement longues d’entraînement au combat, via des simulations à bord du vaisseau, suffisamment de détails à propos de l’armement, des technologies et de la castagne pour ressentir qu’on lit « une histoire de mecs ».

Les deux personnages principaux sont Tancrède de Tarente, un grand guerrier, et Albéric Villejust, un informaticien. Les émotions les plus fortes que l’on peut (éventuellement) ressentir à l’égard du premier proviennent essentiellement, je pense, de ses succès et échecs militaires, ses liens d’amitié, l’honneur et le déshonneur (militaire surtout, mais aussi familial), la gestion de la colère… Quant aux émotions pouvant naître via l’attachement au second personnage, elles sont surtout en lien avec le travail qu’il effectue à bord et sa condition d’enrôlé de force.

Donc certes, le roman soulève des questions qui concernent toute l’humanité, mais je sens que la quintessence tourne autour de préoccupations « relativement masculines » en général.

La préparation au tome 2

Il y a des premiers tomes de séries littéraires dont les dénouements apportent les réponses aux principales questions posées par l’histoire. Si vous voulez les réponses, ici, il n’y a vraiment pas d’autre choix que lire le tome 2. 

J’ai senti assez tôt, pendant ma lecture, que ce roman était une sorte de mise en place pour une deuxième partie. Ce n’est pas plus mal ; ça évite de tomber de trop haut à la fin.

Donc, pour moi, il n’y a pas de sentiment de « trahison » ; c’était plus ou moins « annoncé » (depuis le milieu peut-être) qu’on n’aurait pas les réponses cruciales au dénouement.

Mais généralement, je préfère lire un roman et choisir ou non de lire la suite.

Bye bye Hollywood

C’est triste à dire, mais lire un roman de science-fiction militaire/space opera dans lequel les personnages portent des noms français, qui plus est moyenâgeux (il y a aussi des belges et des italiens) et sont de culture française, ça me fait des vacances.

Je baigne depuis toute petite dans la culture américaine en ce qui concerne la science-fiction, la fiction en général même, et je me souviens, en refermant Dominium Mundi, qu’il est possible d’en sortir.

Trop lisse pour moi

Ce roman ne m’a pas captivée ; je crois savoir d’où vient mon manque d’intérêt. Il m’a manqué quelque chose de « sombre ». Aucun personnage n’est vraiment « tordu » 🙂

Je ne sais pas comment dire, mais ça fait « propre ».

Personne n’est vraiment cassé par la vie, déglingué de souffrance, immoral, alcoolique ou pervers (à part ça, je suis quelqu’un de très comme il faut). Peut-être que ça vient de ma lecture précédente, particulièrement sombre.

J’admire ce que cet auteur a réussi à faire, mais je regrette que tous ces hommes qui sont des soldats se préparant à la guerre sur une autre planète aient un si bon fond, et tout finit par s’arranger avec une franche rigolade. Pendant toute une partie de l’histoire, c’est un petit peu l’impression que j’ai pu avoir. Ils ont bien des défauts, malgré tout. Mais rien de dérangeant, vicieux, perfide, sale et moche, rien de tordu quoi.

Heureusement, l’atmosphère de camaraderie, les rires entre potes autour d’une bière, la tolérance des uns et des autres… ça commence à prendre une autre tournure à partir d’un moment. Et c’est très bien fait parce que vous sentez que ça ne va pas durer. Vous vous dites qu’ils vont se faire ratatiner, tous ces gentils gars, qu’ils sont loin d’imaginer ce qui va leur tomber dessus.

Et puis vous comprenez que ce ne sera pas dans ce tome 😦

Certes, Tancrède a son fardeau, son boulet du passé. Mais ça ne le rend pas « trouble » de mon point de vue. On suit des « mecs biens », ce qui ne gâche pas la lecture, mais pour moi, rend l’attachement difficile.

Et en parallèle, les antagonistes ne m’ont pas fait d’effet. J’ai bien détesté Robert de Montgomery par moments. Il est réussi ce fumier. Je regrette tellement qu’on ne sache pas pourquoi il est si méchant, dans le fond, et surtout qu’il ne soit pas plus « directement » méchant (il magouille beaucoup et a un homme de main).

Il y a aussi un mystérieux méchant 100% méchant dont les motivations sont indécelables. Je n’accroche pas à ces méchants-là.

Sans spoiler, j’ai trouvé très, très malin la partie concernant les extraterrestres. J’étais bien frustrée et il me semble que c’était le but.

Parfois des informations « données gratis »

Dominium Mundi m’impressionne beaucoup. Mais j’ai reçu des informations alors que je préférerais constater les choses par moi-même.

« entrevoyait chez lui une chaleur humaine et une intelligence certaine qui lui plaisaient. Liétaud, son frère, bien qu’impulsif et parfois immature, lui semblait être d’un tempérament résolument optimiste et sociable. »

Bon, c’est juste un exemple pour expliquer. Je préfère qu’on me montre concrètement la chaleur humaine, l’intelligence, l’impulsivité, l’immaturité, l’optimisme et la sociabilité, par exemple à travers des actes ou des paroles, pouvoir me faire cette idée par moi-même, plutôt qu’on me le « serve ».

Pour être exacte, on a l’occasion plus tard de constater certains de ces traits de personnalité des personnages en question dans cet exemple ; ça ne manque certainement pas de procédés qui rendent les personnages vivants.

C’est juste que par moments, je me sentais trop guidée dans ce que je dois penser des uns et des autres.

Mais si j’arrive à faire le cinquième de ce que cet auteur a fait, ce sera littéralement un miracle béni par tous les saints, amen et alléluia.

Pour conclure

Ce n’était pas un roman pour moi. Je ne suis pas sensible aux thèmes, je ne me suis pas attachée aux personnages, je n’ai pas ressenti d’émotions fortes. Mais le roman a une histoire originale et un univers aussi impensable que crédible. C’est également agréable de lire de la science-fiction française.

Je ne lirai pas la suite des aventures du beau Tancrède. Si vous aimez le voyage spatial, les « machins militaires », les magouilles, les « puissants contre les faibles », le Moyen Âge également, vous allez sûrement passer un bon moment. C’est agréable à lire, bien raconté. Il se passe toujours quelque chose, il n’y a pas de passages qui s’éternisent.

L’auteur

François Baranger est un auteur français né en 1970. Dominium Mundi Tome 1 est son premier roman, publié en 2013 (éditions Critic). Il est aussi graphiste/illustrateur notamment pour le cinéma et les jeux vidéos.

10 trucs pour écrire un roman de science-fiction sans justification scientifique

En écrivant mon premier roman de science-fiction, je l’ai souvent senti incomplet parce qu’il ne comprend pas d’explication scientifique.

Je me suis même sentie coupable de ne pas en fournir.

Dans les derniers mois, j’ai complètement changé d’état d’esprit. J’ignore si j’ai réussi mon pari, mais je sais qu’il est possible de faire croire au scientifiquement impossible sans offrir aucun éclairage rationnel.

1- Etre clair sur ce qu’on propose

Pour commencer, j’ai déculpabilisé en songeant aux lecteurs de SF qui n’attendent pas d’être éduqués sur un sujet scientifique abordé dans un roman, ou qui ne veulent surtout pas avoir à lire des explications scientifiques.

Si mon roman ne contient pas de science, il ne décevra pas ces lecteurs sur ce point précis. Le plus important est d’être assez clair sur cet aspect que certains adorent et que d’autres évitent.

Je pense qu’on peut s’appliquer sur les éléments suivants :

  • la 4e de couverture ou présentation du roman, qui peut laisser supposer qu’un roman de SF va ou ne va pas contenir de passages scientifiques
  • la couverture du roman, qui ne doit pas susciter l’idée de science si le roman n’en contient pas
  • le titre du roman, qui ne doit pas connoter quoi que ce soit de scientifique s’il n’y a rien ou presque de scientifique

Mieux vaut ne pas compter uniquement sur le sous-genre de SF.

Dans la plupart des librairies en ligne ou pas, les livres de science-fiction sont présentés par sous-genres (Space opera, Voyage temporel…) et il y a une partie réservée à ce qui est appelé Hard science-fiction. C’est vrai que si on aime la science, on sait généralement où chercher ou vers quels auteurs se tourner.

Mais de nombreux romans ne faisant pas partie de cet ensemble contiennent des parties plus scientifiques que narratives – je me suis « faite avoir » pas mal de fois 🙂 même si dans certains romans, un peu de science ne me dérange pas.

Pour ma part, comme mon roman Dogcatcher traite (entre autres) de puces cérébrales, je vais faire bien attention de ne pas donner l’impression qu’il y a de la science !

2- Faire des recherches

Si je n’ai pas pour objectif d’éduquer les lecteurs de mon roman sur un sujet scientifique, je dois quand même m’éduquer sur le sujet.

Même si l’histoire du roman veut que l’on s’en fiche complètement de l’explication scientifique, et que tout est mis en oeuvre pour que le lecteur s’en fiche, je pense qu’à partir du moment où une histoire comprend « une chose qui n’existe pas » (mais ne relevant pas de la magie ou du paranormal), il faut bien rechercher la chose !!

  • En l’état actuel des connaissances, comment ça marche ou comment ça pourrait marcher un jour ? Quel(s) scientifique(s) traitent du sujet ; qu’en disent-ils ? Qui sont les grands spécialistes actuels du sujet ? Où en sont-ils dans leurs recherches,  théories, expérimentations… ?
  • L’idée que l’on a eue pour son roman est-elle envisageable dans un futur proche ou lointain, va t-elle à l’encontre des lois de la physique (c’est probablement impossible) ou manque-t-il juste quelques connaissances (c’est probablement possible, si on découvre ceci ou cela un jour).
  • Il peut être intéressant de voir comment des auteurs de SF ont abordé le sujet, mais je pense qu’il ne faut pas se baser uniquement là-dessus car d’une part, les auteurs ne donnent pas toutes les informations qu’ils ont recueillies 🙂 et d’autre part, il peut y avoir des parties scientifiques purement inventées…

Il me semble que plus la chose est scientifiquement impossible, plus il faut chercher pour maîtriser le sujet et développer des règles qui vont le rendre crédible.

3- Développer des règles (et les respecter)

Si je suis au point sur le(s) sujet(s) scientifique(s) relatif(s) à mon idée de départ, je peux élaborer l’univers de mon roman, c’est-à-dire (entre autres) mettre en place des règles que je vais respecter pour rester cohérente.

Il ne s’agit pas d’être réaliste. Combien de romans ou de films parviennent à nous faire croire que l’impossible est possible ? C’est parfois complètement irréaliste et on y croit. Il y a même des inventions, des lois, des technologies de science-fiction dont beaucoup de gens ignorent qu’elles ne sont pas possibles !

Non, je crois qu’il s’agit d’être cohérent. Du moment que je ne transgresse pas mes propres règles, je peux insuffler de la cohérence et si je suis cohérente, je rends l’impossible crédible.

Je ne donnerai pas toutes les explications que je connais, dans mon histoire, mais je veillerai à respecter mes règles. Mêmes des idées farfelues deviennent crédibles si on fixe des règles et qu’on s’y tient.

4- Montrer l’impact sur un personnage ou plusieurs, à un niveau personnel

Nous avons une idée ou une histoire, selon le stade d’avancement du projet, dans laquelle est impliquée une chose scientifiquement impossible ou pour l’instant impossible, et en découlent généralement toute une série d’impossibilités !

Nous n’avons pas l’intention d’expliciter comment c’est possible, en faisant appel à des descriptions scientifiques.

Je pense vraiment que le meilleur moyen de faire passer la pilule 🙂 est sans doute de montrer comment cela impacte la vie d’un personnage auquel le lecteur s’attache (dans le sens où il veut savoir ce qui va lui arriver).

S’il n’y a pas au moins un personnage personnellement, intimement, profondément affecté par la chose impossible que j’essaie de présenter comme possible, ça ne va pas bien fonctionner.

5- Plonger dans l’impossible dès le début

Quel soit le genre littéraire d’un roman, un lecteur doit pouvoir détecter ce genre dès le début. Dès les premières lignes ou la première scène, on sait qu’on est en train de lire un thriller, un roman d’amour ou un roman de science-fiction.

Bon, pour un auteur de science-fiction, ce n’est pas toujours facile à faire, parce qu’il arrive que la première scène se déroule avant l’événement qui va précipiter l’histoire dans l’impossible, l’improbable ou  le « possible un jour ».

Par exemple, l’invasion extraterrestre qui doit avoir lieu n’a pas encore eu lieu au début d’un roman. Mais comme le lecteur s’y attend (il a choisi un genre littéraire ou sous-genre de SF ; il a généralement consulté la 4e de couverture, vu la couverture et le titre), je pense que ceci ne pose pas forcément problème.

Avec les technologies, concepts, inventions… tout à fait impossibles scientifiquement, ça mérite quand même réflexion. Si l’impossible apparaît trop tard, c’est à dire que le lecteur n’a pas été familiarisé avec les éléments extravagants, voire les aberrations scientifiques, dès le départ, il risque d’avoir un choc quand ça va arriver !!

Je pense que plus ce dont on parle est scientifiquement inadmissible, plus il faut s’y prendre tôt dans l’histoire, pour empêcher la remise en question (qui gâche la lecture).

6- Préfigurer

S’il n’est pas possible de plonger directement le lecteur dans un univers basé sur / dominé par le scientifiquement improbable, ou que « le gros truc impossible » arrive plus tard dans le roman, mieux vaut préfigurer.

Il y a toutes sortes de façons de s’y prendre, bien sûr.

Par exemple, on peut introduire des petites choses plus secondaires (mais utiles à l’histoire), pour « avertir » le lecteur : lorsqu’il sera confronté au scientifiquement déroutant, il ne sera pas détourné de l’histoire parce qu’il aura déjà rencontré du « pas net » 🙂

Comme on a fait en sorte que ce soit plausible, son esprit est prêt à encaisser la suite.

7- Générer de l’angoisse personnelle

Pour écrire un roman comprenant des extravagances ou aberrations scientifiques et ce, sans fournir d’éclairage scientifique, je pense qu’on peut essayer de générer une angoisse, non pas pour « la société » ou « les futures générations », mais pour le lecteur à un niveau personnel.

De grandes questions philosophiques, éthiques, sociétales… peuvent être posées avec les histoires de science-fiction. On peut avoir envie de créer une angoisse du futur. Surtout si on a un message à faire passer et/ou si ce futur est proche et que les éléments scientifiques seront probablement possibles un jour (ou le sont déjà), comme avec les catastrophes naturelles ou les virus.

J’ai tendance à penser que si le(s) protagoniste(s) ressente(nt) des émotions qui touchent le lecteur, tout peut devenir crédible, même une catastrophe naturelle qui n’a pas d’explication ou dont l’explication fournie par l’auteur est scientifiquement impossible.

Des lecteurs peuvent critiquer le manque d’explications ou les explications bidons, mais s’ils ont eu des émotions, ça ne les a pas empêchés d’apprécier l’histoire.

Sans doute y’a t-il des gens qui s’angoissent réellement d’une catastrophe naturelle, mais la plupart des lecteurs de SF sont, je pense, comme les autres lecteurs : ils attendent que leurs angoisses personnelles soient sollicitées.

Par exemple, dans une histoire de monde englouti, le raz de marée est un élément fondamental de l’histoire, mais finalement, c’est un prétexte pour susciter des émotions plus transcendantes que la peur du dérèglement climatique.

Si on a des personnages qui se comportent en héros face à la catastrophe et d’autres qui se comportent lâchement, ceci peut sûrement susciter des angoisses personnelles fortes alors que la peur de la montée des eaux, par exemple, c’est quelque chose de plus intellectuel.

 

8- Distiller de fausses explications scientifiques

Quand on comprend bien la science derrière son invention impossible, peu probable ou pas encore possible à ce jour, on peut inventer des justifications scientifiques qui n’existent pas. C’est d’ailleurs un procédé relativement courant. On peut se le permettre parce que le but n’est pas d’éduquer mais de divertir.

Il faut, bien sûr, s’assurer de rendre le tout crédible en se fixant des règles qu’on respecte. Et si, à un moment donné, il s’avère qu’une justification scientifique serait nécessaire, on peut par exemple évoquer, d’une manière ou d’une autre :

  • une technologie qui n’existe pas mais qui permet d’expliquer ce qui se passe
  • une invention qui n’a jamais vu le jour mais qui justifie l’existence d’une situation impossible
  • une théorie qui existe vraiment, mais qui est controversée ou ne fait pas l’unanimité et qui finalement aurait été prouvée dans le futur

9- Le personnage de confiance

Si un auteur a recours à la fausse explication scientifique, le procédé peut impliquer un personnage dont le lecteur ne peut pas remettre les connaissances en doute.

Ce n’est pas forcément simple de créer un personnage de confiance qui détient le savoir sur un fait scientifique que vous avez brodé de toutes pièces 🙂 mais avec ce qu’il fait, dit, décide, choisit… le scientifique, l’expert, le petit génie, le geek, le professeur, le chercheur, l’ingénieur, le savant (pas fou), etc. peut participer à crédibiliser l’impossible.

10- Fournir du possible

A mon avis, fournir du possible en parallèle à l’impossible peut aider à créer de la crédibilité en se passant de justification scientifique.

Par exemple, il peut y avoir une technologie qui dépasse un peu les bornes des limites, et aussi une technologie qui existe vraiment (ou plusieurs technologies inventées et vraies). Elles peuvent même fonctionner plus ou moins ensemble, pourquoi pas.

Pour guérir l’humanité d’un virus, on peut inventer une solution scientifiquement impossible, mais aussi essayer la vaccination. Pour certaines histoires, on peut se baser sur des faits réels qui vont donner une espèce d’ancrage dans la réalité.

Il y a sûrement mille autres façons de fournir du possible à côté de l’impossible.

 

C’est un sujet qui m’a beaucoup préoccupée pendant l’écriture de mon premier roman, mais je pense qu’on peut s’en sortir, avec quelques petits trucs bien dosés, et raconter une histoire plausible tout en transgressant les lois de la physique ou en créant des situations scientifiquement aberrantes !

 

 

 

 

Comment imaginer le futur

Pour trouver de quoi conjecturer, nourrir mon esprit et crédibiliser mon roman, je suis allée me perdre quelques heures dans de nouvelles recherches. Je propose un compte-rendu de mon petit voyage.

La physique de l’impossible

J’ai trouvé que ce serait un bon point de départ. C’est le titre d’un livre que je suis en train de lire, par le physicien Michio Kaku et heureusement, c’est extrêmement accessible.

J’ai appris tellement de choses.

Le livre traite de ce que l’on rencontre très souvent dans les films et les livres de science-fiction, par exemple le voyage temporel, les vaisseaux qui se déplacent plus vite que la lumière ou la téléportation.

L’auteur aborde trois types d’impossibilités :

  1. ce que nous ne pouvons pas faire à l’heure actuelle mais comme les lois de la physique ne permettent pas de dire que c’est « impossible », nous pourrons peut-être le faire plus tard ;
  2. ce qui paraît impossible parce que des connaissances nous manquent mais si nous comprenons certaines choses, il n’est pas dit que cela reste impossible ;
  3. ce qui « transgresse les lois connues de la physique » et paraît donc le plus impossible.
 Et du même auteur, je recommande aussi Une brève histoire du futur.

La fin du monde

Après mon excursion au croisement de la science et de la science-fiction, je me suis tournée vers les théories de la fin du monde, en essayant d’éviter les hurluberlus qui la prédisent avec des dates ou qui se cachent sous-terre en l’attendant. Enfin, chacun son délire, me direz-vous.

Chez les plus crédibles sur le sujet, le journaliste Stephen Petranek avait fait une conférence en 2002, pendant laquelle il proposait 10 fins du monde possibles (10 ways the world could end).

J’ai trouvé la liste plutôt complète.

  • 10-Nous perdons notre volonté de survivre. Pendant que la médecine fait des progrès spectaculaires, en 2017, l’OMS estime à 300 millions le nombre de personnes dépressives dans le monde. Quelqu’un m’en avait parlé et j’avais pensé à rendre la dépression omniprésente dans la ville de mon roman (mais comme je n’y arrive pas bien, je ne sais pas si je vais le faire).
  • 9-Nous subissons une invasion extra-terrestre. La conférence a eu lieu en 2002. Le journaliste parlait de récentes découvertes dans l’espace. Depuis lors, il y en a eu beaucoup d’autres. Il cite un physicien (Gerard O’Neill) qui avait dit que les civilisations occidentales ont détruit toutes les civilisations primitives qu’elles ont rencontré et si des extra-terrestres viennent jusqu’à la Terre, nous sommes clairement les primitifs
  • 8-L’effondrement de l’éco-système. Le conférencier donne de brefs exemples de ce que nous avons détruit, les océans, les forêts et bien sûr les animaux (dommage qu’il ne développe pas plus le sujet) – « Le taux d’extinctions serait aujourd’hui 1000 fois plus important que pendant les 60 millions d’années avant que l’humanité n’apparaisse » selon une étude mentionnée ici.
  • 7-L’Incident d’accélérateur de particules. Je sais ce que c’est depuis que j’ai lu La Physique de l’impossible 🙂
  • 6-La catastrophe biotechnologique. Le conférencier donne l’exemple d’un scandale du maïs génétiquement modifié aux Etats-Unis quand des produits avaient été retirés du commerce au début des années 2000. Il me semble qu’on a évité d’autres catastrophes depuis.
  • 5-L’inversion du champ magnétique terrestre. C’est ce que j’arrive le moins à comprendre dans les sujets scientifiques mais je ne désespère pas ; ça s’est produit pas mal de fois depuis ces derniers millions d’années et il y a 780 000 ans la dernière fois. Je ne comprends pas bien, non plus, pourquoi cette fin du monde est citée en numéro cinq – à moins que le compte à rebours du conférencier n’ait aucun lien avec la probabilité des fins du monde ?
  • 4-Les éruptions solaires.
  • 3-Un nouveau virus mondial.
  • 2-Un trou noir s’approche de la Terre (mais paraît-il qu’il suffirait d’être à un milliard et demi de kilomètre d’un trou noir pour qu’il détruise tout).
  • 1-La possibilité d’un astéroïde. Le plus grand danger qui menace la planète selon le conférencier, qui dit d’ailleurs que la question n’est pas « est-ce que ça va arriver ? » mais quand est-ce que ça va arriver et de quelle taille sera l’astéroïde

Il évoques des solutions à chaque fois. Je n’en ai pas parlé et seulement listé les fins du mondes évoquées. Plus récemment, en 2013, Stephen Petranek a fait une autre conférence pour présenter 8 autres fins du monde (8 more ways the world could end).

Comme j’avais bien aimé la première, j’ai regardé celle-là aussi mais il parle à peu près des mêmes sujets, je crois. J’avoue que j’ai un peu moins suivi. Il y a bien de toutes nouvelles possibles fins du monde dans la conférence :

  • les machines qui deviennent plus intelligentes que nous
  • les éruptions volcaniques
  • une guerre nucléaire

Le sujet de la guerre m’intéresse particulièrement pour mon premier roman.

Des représentations visuelles

Afin de se représenter plus distinctement le futur, rien de tel que quelques vidéos !

Je trouve que celles des inventions technologiques du futur nourrissent bien l’imagination.

Les panoramas d’images, comme celui-ci, m’intéressent pour les représentations de villes du futur.

Il y a tant d’autres vidéos, mais j’ai bien aimé ce top 10 des représentations du futur au cinéma.

Comprendre ce qui s’est passé pour imaginer ce qui pourrait se passer

Je pense que l’histoire se rend utile à quiconque essaie d’imaginer le futur.

Parce que mon roman se passe dans une époque « post-effondrement », je bouquine Effondrement – Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie, de Jared Diamond. Je ne finirai pas ce pavé cette année, à moins d’un miracle.

Je ne suis pas déçue. L’auteur parle de sociétés qui ont disparu, par exemple les Vikings du Groenland ou les Mayas, et de sociétés qui n’ont pas disparu, et il propose des explications aux effondrements. C’est super intéressant !!

Je bouquine aussi Le choc des civilisations de Samuel P. Huntington.

Menacé par la puissance grandissante de l’islam et de la Chine, l’Occident parviendra-t-il à conjurer son déclin ? Saurons-nous apprendre rapidement à coexister ou bien nos différences nous pousseront-elles vers un nouveau type de conflit, plus violent que ceux que nous avons connus depuis un siècle ? Pour Samuel P. Huntington, les peuples se regroupent désormais en fonction de leurs affinités culturelles. Les frontières politiques comptent moins que les barrières religieuses, ethniques, intellectuelles. Au conflit entre les blocs idéologiques de naguère succède le choc des civilisations.

Je bouquine enfin La Peur des barabares de Tzvetan Todorov.

Dans une réflexion qui nous fait traverser des siècles d’histoire européenne, Tzvetan Todorov éclaire les notions de barbarie et de civilisation, de culture et d’identité collective, pour interpréter les conflits qui opposent aujourd’hui les pays occidentaux et le reste du monde. Une magistrale leçon d’histoire et de politique, et une véritable  » boîte à outils  » pour décrypter les enjeux de notre temps.

Je ne sais pas si j’ai mieux compris les sujets clés qu’il me faudrait un peu mieux maîtriser, mais ça me donne des idées.

Fin de la mort

Quelle que soit la raison pour laquelle on tente d’imaginer le futur, il me semble que ceci est la plus fascinante et dérangeante des possibilités les plus impossibles à imaginer et pourtant a priori en passe de devenir tangible.

Pas de lien avec mon roman, mais pour imaginer le futur, je pense qu’il ne faut pas hésiter à aller au plus loin dans le domaine du progrès médical.

La mort de la mort, comme le titre du livre de Laurent Alexandre (La révolution de la vie ou comment la biotechnologie va bouleverser l’humanité).

La génomique et les thérapies géniques, les cellules souches, la nano-médecine, les nanotechnologies réparatrices, l’hybridation entre l’homme et la machine sont autant de technologies qui vont bouleverser en quelques générations tous nos rapports au monde. Il est aussi probable que l’espérance de vie doublera au minimum, au cours du XXIe siècle.
Le face-à-face entre les bioconservateurs et les bioprogressistes va aller en s’amplifiant. De l’homme réparé à l’homme augmenté, il n’y a qu’un pas qui sera inévitablement franchi. Que deviendra notre système de retraites actuel quand l’espérance de vie atteindra cent quatre-vingts ans ? L’homme changera-t-il de nature ? Les religions seront-elles anéanties ou revivifiées ? La mort de la mort préfigure-t-elle la mort de Dieu ?
Sans prendre parti, ce livre analyse le plus précisément et le plus clairement possible les termes du débat. Face à certaines évolutions inéluctables il est encore possible de choisir certaines options. Voyage au cœur des laboratoires où se préparent des révolutions scientifiques imminentes ; voyage au cœur des lobbies qui souhaitent accélérer ou stopper ces fantastiques expériences. Voyage dans le monde politique qui tente de comprendre les retombées éthiques et sociales de cette révolution de demain, le livre du Dr Laurent Alexandre nous offre un panorama vertigineux et passionnant d’enjeux fondamentaux car nous sommes à la veille d’un bouleversement qui fera passer l’ensemble des progrès médicaux du XXe siècle pour des micro-événements.

Pas lu, mais bientôt j’espère.

Condensé de la semaine

Tellement de bouleversements cette semaine dans l’univers de mon premier roman ! Des blonds sont devenus bruns ! Des gens ont changé de nom ! Des scènes ont changé de place ! Je vais faire un condensé pour résumer où j’en suis.

Les visions du monde

J’ai demandé à mes abonnés comment ils voyaient le monde dans trois siècles.

On m’a fait part de visions de toutes sortes. Du très noir au plein d’espoir.

Je résume ce que j’ai reçu de la part d’une petite dizaine de personnes :

  • Quelque chose aura fait quasiment disparaître l’humanité et la nature aura repris ses droits – et ça vaut mieux pour les animaux.
  • Suite à un phénomène météo, il ne restera presque plus personne sur Terre – et ça vaut mieux pour tout le monde.
  • Nous vivrons très vieux grâce à des organes synthétiques et plus personne ne sera malade.
  • Les animaux auront les mêmes droits que nous et nous ne les mangerons plus.
  • Nous serons tous traqués 24/24 via nos empreintes digitales mais nous serons tous dépressifs dès l’enfance donc gavés de médicaments nous ne nous rebellerons pas.
  • Le problème de la faim sera éradiqué.
  • Il n’y aura plus de frontières et un seul gouvernement mondial, ce qui résoudra tous les problèmes.
  • Nous aurons commencé à évacuer sur Mars.
  • Il n’y aura plus personne suite à un virus et ce sera le retour au Moyen-Age.

Merci aux personnes qui m’ont fait part de leur vision de l’avenir. Et si cette réflexion vous intéresse, laissez un commentaire ! Nous imaginons l’année 2317.

PS : ce n’est pas l’année où se déroule l’histoire du roman, mais c’est à peu près dans ces eaux-là, sans doute.

Il y a du progrès

J’ai tellement d’informations à donner au lecteur, sur ce monde qui n’existe que dans ma tête, que j’avais tendance à le bombarder d’informations et à tomber dans l’article encyclopédique mais ceci s’est nettement amélioré.

C’est difficile de s’auto-critiquer et je ne sais pas si c’est « bien » ou « pas bien », mais je suis sûre d’avoir progressé, notamment dans les dialogues qui sont très pratiques pour donner de l’information sur la situation, en même temps que sur les personnages et les dialogues font aussi avancer l’intrigue.

Je veillerai à ce qu’il n’y ait pas un abus de dialogues. Mais vive les dialogues !

J’essaie de regarder les vidéos (en anglais) d’un cours d’écriture créative donné par l’auteur Brandon Sanderson. J’ai ajouté la chaîne à mes favoris sur YouTube pour ceux que ça intéresse (dans la marge du blog). Certaines vidéos sont très longues. C’est difficile de tout suivre et je manque de temps. Parfois, il traite de petites choses très basiques.

Par exemple, il dit de ne pas ajouter de description à chaque fois qu’un personnage parle 🙂

– Ne fais pas ça, dit-elle en se levant de sa chaise.

– Tu ne m’en empêcheras pas, répondit-il en ouvrant la porte.

– C’est trop dangereux, insista-t-elle après avoir pris sa veste et son sac sur la table.

Hormis ces détails, c’est tellement instructif !!

Lui, comme d’autres auteurs que je lis à propos des romans contemporains, rappelle bien les différences entre la littérature classique et le roman de divertissement.

Les points de vue narratifs

Je vais essayer de faire varier les points de vue. A travers les yeux de qui voyons-nous la scène ? J’en suis à écrire le deuxième chapitre. C’est très brouillon. Il est encore temps de raconter toutes les scènes du point de vue d’un autre personnage qu’au premier chapitre.

Et j’aimerais bien changer de point de vue à chaque chapitre.

Ce ne sera pas facile partout, mais je pense que ça va donner plus de dynamisme au récit.

Je ne m’amuse pas mais c’est pour bientôt

Jusque-là, je ne m’amusais pas. Je m’en suis rendue compte assez vite. Il y a tellement de problèmes à régler dans l’écriture, le monde, la structure, les personnages, les descriptions… Je me prends la tête et je prends des notes. Je réfléchis. Je réécris. Je réfléchis.

Mais je dois dire que je me suis amusée hier, pour la première fois. J’ai créé un personnage qui est une vraie tête à claques. Je ne sais pas s’il sera encore là au final, mais c’est la première fois que je m’amuse vraiment à écrire.

J’imagine qu’au fur et à mesure que je réglerai ce qui me tracasse, je m’amuserai de plus en plus.

 

Photos de voyage à travers le futur

13224207 - aerial view of shanghai at night from jinmao building

Dans mon premier roman, la zone urbaine, qui n’a pas de nom pour le moment et n’en aura peut-être pas, est une immense forêt de tours.

15515156 - panorama of shanghai, china

Mais il y a de beaux et grands espaces verts.

J’ignore encore si la ville apparaîtra dans mon roman, mais je dois la connaître, ce qui m’aidera à mieux entrer dans la tête des personnages qui viennent de cette ville.

41928830 - park in lujiazui financial center, shanghai, china

Cette zone urbaine est entourée d’un mur supposé infranchissable. Il a été construit deux siècles plus tôt. Suite à une guerre dont on ne sait pas grand-chose au début de l’histoire.

65480641 - dam

Le Mur protège les citadins de ceux que l’on appelle les Parias.

Il ressemble un peu à un mur de barrage. Il n’est pas courbé, mais en ce qui concerne l’aspect, la couleur, la photo est assez ressemblante. Il s’élève à une centaine de mètres.

41651701 - summer landscape view from masaya, nicaragua

Derrière le Mur, se trouvent des terres en friche, déprimantes, puis le Secteur Industriel où travaillent les Parias mais seuls les agents de sécurité des usines ont l’occasion de les apercevoir.

Comment vais-je faire pour que personne en ville ne sache à quoi ils ressemblent ?

Peut-être que les agents de sécurité sont tellement bien payés qu’ils acceptent de vivre sur place et ils n’ont aucun contact avec les citadins.

16217983 - smoke from the pipes of oil refinery

11925839 - dark forest with fog and cold light

Juste avant et après le Secteur Industriel, il faut traverser des bois. De nuit, tant qu’à faire.

19749232 - two golf carts on a warm summer day at the golf course

Le Couloir de Sûreté (en attendant de trouver mieux comme nom, peut-être) est une bande de terre qui ressemble à un terrain de golf. Il y a des « check-points ». C’est par-là que passent les Parias pour aller de leur secteur résidentiel aux usines. De l’est vers l’ouest.

15721201 - old abandoned industrial buildings with broken windows

27856479 - ruined and abandonned industrial building in gdansk shipyard area

Apparaîtra aussi un sinistre endroit abandonné, voire plusieurs. J’adore les ruines.

Au début du roman, plutôt qu’un ancien centre commercial comme je le croyais au départ, je pense faire mention d’un ancien site industriel.

Je ne vous montre pas l’autre côté du Couloir de Sûreté, car personne ne sait ce qu’il en est vraiment…

Mes lectures du moment

J’ai pensé que de temps en temps, je pourrais parler des livres que je lis. Bien sûr, cette année, le genre science-fiction est à l’honneur, avec un penchant pour les utopies/dystopies.

Ces quelques dix dernières années, je ne lisais presque plus de romans et presque que des livres pratiques (surtout à propos des chiens !). Je m’y suis remise doucement. Une liseuse aide beaucoup à augmenter sa consommation de livres !

Si vous avez un livre à me conseiller, je suis tout ouïe.

Le Fléau, Stephen King

En cours de lecture.

J’ai grandi avec Stephen King. Je ne pense pas qu’il ait écrit de nombreux autres romans de science-fiction. C’est un de ces vieux romans (1978). Le meilleur pour bon nombre de ses fans.

Je le lis surtout pour son incroyable travail avec les points de vue narratifs. J’avais oublié à quel point ce type est un génie !!

J’aime aussi l’histoire, très apocalyptique.

Lorsque j’ai pensé que je devrais essayer d’écrire un roman, mes premières idées tournaient autour de la fin du monde.

Il a suffi que l’ordinateur d’un laboratoire ultra-secret de l’armée américaine fasse une erreur d’une nanoseconde pour que la chaîne de la mort se mette en marche. Le Fléau, inexorablement, se répand sur l’Amérique et, de New York à Los Angeles, transforme un bel été en cauchemar. Avec un taux de contamination de 99,4 %.
Dans ce monde d’apocalypse émerge alors une poignée de survivants hallucinés. Ils ne se connaissent pas, pourtant chacun veut rejoindre celle que, dans leurs rêves, ils appellent Mère Abigaël : une vieille Noire de cent huit ans dont dépend leur salut commun. Mais ils savent aussi que sur cette terre dévastée rôde l’Homme sans visage, l’Homme Noir aux étranges pouvoirs, Randall Flagg. L’incarnation des fantasmes les plus diaboliques, destinée à régner sur ce monde nouveau.
C’est la fin des Temps, et le dernier combat entre le Bien et le Mal peut commencer.

Les dépossédés, Ursula Le Guin

Quelqu’un à qui j’ai raconté le début de mon roman m’a vivement conseillé ce livre. En cours de lecture.

C’est tout à fait le genre de monde et d’histoire qui m’intéressent en ce moment. On peut aussi percevoir pas mal de remises en question de la société.

Deux mondes se font face : Anarres, peuplé deux siècles plus tôt par des dissidents soucieux de créer enfin une société utopique vraiment libre, même si le prix à payer est la pauvreté. Et Urras qui a, pour les habitants d’Anarres, conservé la réputation d’un enfer, en proie à la tyrannie, à la corruption et à la violence. Shevek, physicien hors normes, a conscience que l’isolement d’Anarres condamne son monde à la sclérose. Et, fort de son invention, l’ansible, qui permettra une communication instantanée entre tous les peuples de l’Ekumène, il choisit de s’exiler sur Urras en espérant y trouver une solution.

Dune, Frank Herbert

En cours de lecture. Je les ai tous lus, il y a fort longtemps. Je relis le premier tome. Je voulais lire un chef d’oeuvre de science-fiction. J’ai tout de suite pensé à Dune.

Il n’y a pas, dans tout l’Empire, de planète plus inhospitalière que Dune. Partout des sables à perte de vue. Une seule richesse : l’épice de longue vie, née du désert, et que tout l’univers convoite.
Quand Leto Atréides reçoit Dune en fief, il flaire le piège. Il aura besoin des guerriers Fremen qui, réfugiés au fond du désert, se sont adaptés à une vie très dure en préservant leur liberté, leurs coutumes et leur foi. Ils rêvent du prophète qui proclamera la guerre sainte et changera le cours de l’Histoire.
Cependant les Révérendes Mères du Bene Gesserit poursuivent leur programme millénaire de sélection génétique : elles veulent créer un homme qui concrétisera tous les dons latents de l’espèce. Le Messie des Fremen est-il déjà né dans l’Empire ?

Le Meilleur des mondes, Aldous Huxley

En cours de lecture. Déjà lu en d’autres temps. Je ne m’en souvenais plus très bien. On me l’a conseillé pour voir la construction de la société utopique. Fascinant !!

Voici près d’un siècle, dans d’étourdissantes visions, Aldous Huxley imagine une civilisation future jusque dans ses rouages les plus surprenants : un État Mondial, parfaitement hiérarchisé, a cantonné les derniers humains sauvages dans des réserves. La culture in vitro des fœtus a engendré le règne des  » Alphas « , génétiquement déterminés à être l’élite dirigeante. Les castes inférieures, elles, sont conditionnées pour se satisfaire pleinement de leur sort. Dans cette société où le bonheur est loi, famille, monogamie, sentiments sont bannis. Le meilleur des mondes est possible. Aujourd’hui, il nous paraît même familier…

Je suis une légende, Richard Matheson

Terminé. Lu pendant ma phase fin du monde. Si vous avez vu le film, il n’est que vaguement inspiré du roman, que j’ai adoré (plus que le film et pourtant je suis bon public en ce qui concerne les films de science-fiction).

Chaque jour, il doit organiser son existence solitaire dans une cité à l’abandon, vidée de ses habitants par une étrange épidémie. Un virus incurable qui contraint les hommes à se nourrir de sang et les oblige à fuir les rayons du soleil… Chaque nuit, les vampires le traquent jusqu’aux portes de sa demeure, frêle refuge contre une horde aux visages familiers de ses anciens voisins ou de sa propre femme.
Chaque nuit est un cauchemar pour le dernier homme, l’ultime survivant d’une espèce désormais légendaire.

La Planète des singes, Pierre Boulle

Prochain sur la liste. Quelqu’un sur ce blog m’en a parlé. J’ai vu tous les films. Je ne me souviens plus si j’ai lu le livre ou pas. En tout cas, il est le prochain.

Y a-t-il des êtres humains ailleurs que dans notre galaxie ? C’est la question que se posent le professeur Antelle, Arthur Levain, son second, et le journaliste Ulysse Mérou, lorsque, de leur vaisseau spatial, ils observent le paysage d’une planète proche de Bételgeuse : on aperçoit des villes, des routes curieusement semblables à celles de notre Terre. Après s’y être posés, les trois hommes découvrent que la planète est habitée par des singes. Ceux-ci s’emparent d’Ulysse Mérou et se livrent sur lui à des expériences. Il faudra que le journaliste fasse, devant les singes, la preuve de son humanité…

Prisonniers du temps, Michael Crichton

Prochain sur la liste. Quelqu’un sur ce blog m’en a parlé. L’histoire m’intéresse beaucoup et il est quand même temps que je découvre cet auteur.

ITC, entreprise de technologie de pointe, mène d’importantes recherches dans le plus grand secret… Pourquoi s’intéresse-t-elle aux travaux de l’équipe d’historiens qui dans la vallée de la Dordogne, a entrepris sous la direction du professeur Johnston des fouilles autour d’un monastère du XIVe siècle ? Pour éclaircir la question, Johnston se rend en Arizona. Et disparaît…
Deux jours plus tard, un parchemin vieux de six cent cinquante ans est mis au jour. Son message,  » À l’aide « , est signé du professeur Johnston…

(mise à jour juillet 2017 : énorme coup de cœur pour ce dernier livre, malgré le faible développement des personnages, qui aura finalement un peu influencé l’univers de mon premier roman. Mais il m’aura surtout donné du courage, parce que contrairement à ce que clament beaucoup d’experts, il prouve qu’il est possible d’écrire une histoire riche en rebondissements sans pour autant développer ses personnages à l’extrême – mais bon, Crichton est vraiment très fort en la matière).